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Mystère + Intrigue à Québec!

Nous sommes heureux de vous présenter le premier billet de la série « En direct de: Québec ». Cet article et les photos qu’il contient sont de Marie-Serge Blais!

Un mystère + une intrigue = raison suffisante pour me faire réserver dans un endroit inconnu, avec un hôte inconnu…

…mais heureusement, un menu hautement intéressant.

Cependant, attention! N’y est pas invité qui veut. Il faut tout d’abord se rendre sur le site de Tastevino afin de prendre connaissance des soupers à venir puis remplir le questionnaire, l’envoyer, être sélectionné et finalement avoir accès à l’heure et à l’adresse de votre repas.

Non pas que notre hôte soit difficile, mais à la question « quel serait ton dernier repas? », si votre réponse est une poutine avec une rootbeer, peut-être que cette expérience n’est pas pour vous.

Sous des allures de maison close (à cause du mystère anonyme), cette impression s’estompe vite quand notre hôte nous ouvre chaleureusement la porte et que déjà des effluves agréables nous montent au nez. L’homme nous accueille avec un Parés Baltà Brut Selectio Cava mousseux qui accompagne des bouchées de poutine inversée ainsi que des croustillants de poulet à l’orange sur brochette.

Au total, nous sommes quatre. Nous étions deux et les deux autres convives ne se connaissaient pas. Étrange intimité… Toutefois l’amour de la nourriture nous a réunis et en peu de temps les langues (peut-être est-ce grâce aux bulles?) se délient.

Notre hôte nous invite à nous attabler pour vivre une expérience d’épices/vin unique. Il nous est alors suggéré de goûter à un mélange d’épices avec le vin blanc avant d’attaquer le délicieux crabe cake et sa mayo sriracha. Intéressant de faire ressortir les notes de muscade du vin à l’aide des épices. D’ailleurs le vin blanc présenté est un de mes coup de coeur de l’automne (Vinho regional Terras do Sado Adega de Pegoes 2008).

À ce stade, je réalise à quel point notre hôte est un « trippeux »

À chaque service il nous fait part de ses recherches, ses essaies, sa démarche, ce que j’apprécie particulièrement. Il est un sommelier de formation et a fait plusieurs séminaires de gastronomie moléculaire. Ce qu’il nous présente est le fruit de plusieurs années de recherche et d’expérimentations, confirmé par le potage de courge butternut et son effiloché de canard confit. La présentation est soignée et le goût délicat et suave.

Le plat de résistance, à ma grande joie, est constitué d’un jarret d’agneau braisé glacé au Vincotto, accompagné d’un risotto d’orge et sa courge poivrée, caramel de tomates aux épices. La pièce est centrée, l’accent est sur l’agneau… il ne nous reste plus qu’à planter notre fourchette pour réaliser à quel point la cuisson fut longue, longue, longue… De fait, le jarret se défait à la fourchette et la viande fond dans la bouche. Un pur délice…  Le tout accompagné d’un pinot noir du nouveau monde, parfait accord qui fait ressortir le caramel de tomate aux épices.

Le dessert (je dois réellement trouver un trou),

cette crème brûlée au piment chipotle grillée à la torche devant nous, est crémeuse à souhait. Je suis ronde comme un boudin…

Et c’est alors que notre hôte nous emporte des caramels à la fleur de sel au chocolat, accompagné de Yalumba Museum Muscat South Eastern Australie.

J’ai quitté la banlieue en roulant, littéralement…

Malgré le côté très « intime » de la chose, une fois la gêne et le mystère passés, on y vit réellement un bon moment dans une ambiance très lounge et feutrée.

Le prix est tout à fait honnête :
65$ (pourboire à votre discrétion), vins inclus (et il y en a!)

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Marie-Serge Blais est chef enseignante au CSAT Fierbourg, en plus de tenir la chronique « gastronomie» CKRL 89,1 à l’émission Avant 9h, Tout est possible. Vraie épicurienne, c’est une passionnée amoureuse de la bouffe [et de la vie!] qui est une vraie source d’inspiration. Chanceux sont ceux qui la côtoient tous les jours!

Merci Marie d’avoir accepté notre invitation!

Idées cadeaux de 51$ à 100$

La suite de notre guide cadeaux pour votre famille ou amis qui passent beaucoup de temps dans une cuisine.

J’espère qu’à date on a réussit à vous inspirer un peu!

Alors pour cette section on monte le budget d’une petite coche mais comme vous avez pu le constater, ce n’est pas parce qu’on a moins d’argent à mettre sur nos cadeaux qu’on ne peut pas donner quelque chose d’original et de personnalisé.

Voici donc la suite, des suggestions…

  1. Au pied de cochon (+ DVD), Martin Picard 59,95 $  – Librairie Monet
  2. Tire-bouchon sommelier PARROT 62$ – Aux plaisirs de Bacchus
  3. Tasses italiennes 5oz, ACF 62$ pour 4 – BeCOFFEE
  4. Vase coupé, fini poli par TranSglass 85$ – Galerie CO
  5. Ustensiles “Justenbois” 2 Couverts 65$ – Cuizin (Marché Jean-Talon)
  6. Imprimante Polaroid 70$ – Déco Découverte
  7. Couteau Santoku alvéolé, 18cm 72$ – La Guilde culinaire
  8. Machine à crème et yogourt glacé, Cuisinart 67$ – Sears
  9. Ensemble Verres À Vin (8), Riedel 70$ – Linen Chest
  10. Candela Glow (4) et chargeur 95$ – Sears
  11. Cadre numérique Kodak 90$ – L.L. Lozeau
  12. Main-de-sel 62$ – Annie Michaud

J’adore les tasses cappuccino ACF (#3), ce sont des tasses italiennes d’une grande qualité qui sont pratiquement impossibles à se procurer en Amérique sans passer par BeCOFFEE. Pour environ 12$ chaque, incluant la soucoupe, c’est vraiment un excellent deal si vous connaissez des amateurs de café!

Et puis j’ai toujours rêvé d’avoir une machine à faire la crème glacée (#8) il fallait absolument que j’en place une dans ma liste… c’est un genre de message subliminal pour ma famille hahaha! ;)

Il y a quelques années j’ai acheté les petites lampes Candeloo, qui sont la version pour enfants des Candela Glow (#10) et je les adore. Les Candela servent de lumières d’ambiance, style chandelles, qui fonctionnent à batteries mais qui ont une longue durée. Ce sera beau sur votre table, mais encore plus à l’extérieur sur la terrasse ou pourquoi pas, en pique-nique sur la plage (ok je divague un peu!)

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Voilà!
Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à les mettre dans les commentaires!

Vous pouvez aussi aller lire nos suggestions à 20$ ou moins ou de 21$ à 50$

Stay tuned: Vendredi nous vous présentons la fin de nos suggestions, des idées de 100$ et plus!

Je tiens à préciser que j’ai mis les prix tels que je les ai vus la journée où j’ai écris mon post, qu’ils ont été arrondis à la hausse et qu’aucunes taxes ou prix de transport n’ont été ajoutés. Évidement c’est le prix en magasin qui est le bon!

Souper Marmitons de Mtl – Novembre 2009

Pour ma troisième et dernière visite aux marmitons de Mtl… Et oui, fini pour moi les soupers marmitons…

…comme invité!!!…Woohoo! Je deviens un vrai marmiton au prochain souper de décembre!

Vous avez eu peur non? Pensez-vous vraiment que je quitterais ce paradis du cuisinier amateur? Oh que non!

Alors, après cette introduction aussi dramatique que la récente victoire des Alouettes à la Coupe Grey, passons à ce qui vous intéresse vraiment, la description du 3e souper des Marmitons de Montréal de l’automne 2009. Pour ceux qui ne connaissent pas le concept Marmitons, il s’agit d’un regroupement d’hommes qui partagent au moins une chose, l’amour de cuisiner.

Alors, on se rencontre 1 fois par mois dans une cuisine d’une école d’hôtellerie pour cuisiner ensemble avec un chef invité et ensuite, bien sur, on déguste le tout!

Pour débuter les explications de la soirée, voici les chefs invités (oui, oui, 2 chefs cette fois-ci!)

Chef Maksim Morin:

À l’âge de 24 ans il était déjà le chef du Liverpool House et de Joe Beef et maintenant il va très bientôt voler de ses propres ailes en tant que chef propriétaire du presque ouvert Le Chien Fumant.

Il a aussi collaboré à  la conception du livre Pachamama – cuisine des premières nations et participe également à l’émission du même nom.

Chef Lysanne O’Bomsawin:

Chef du Wanaska Wabanaki un petit service de traiteur de cuisine autochtone à Odanak. Les éléments de base de sa cuisine sont tirés des aliments sauvages d’autrefois.

On l’a également vu dans la série Pachamama.

Comme vous pouvez le constater, notre souper aura une forte influence autochtone et/ou du terroir québécois.

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Sans plus attendre, voici le menu de la soirée

– Premier service: Tartare de truite fumée aux récoltes d’automne et Bannique au four.

La truite a même été fumée sur place par les marmitons! C’était parfait comme entrée, je prendrais ce tartare en met principal anytime! La bannique est tout simplement un pain traditionnel sans levure, très bon, mais assez lourd alors il ne faut pas trop de tranches si on veut se rendre jusqu’à la fin!

– Deuxième service: Langue de veau braisée, oignon mariné, cresson et émulsion chaude à la moelle, pommes paille.

Première expérience ici! Je n’avais jamais mangé de langue de veau et ce fût une autre belle découverte. J’en remangerais volontier et la présentation du chef Maksim était très originale. Au lieu de mettre le tout dans des assiettes individuelles, le tout a été présenté sur une planche à couper! (vous verrez le résultat à la fin du billet)

– Troisième service: Doré rôti, tomates confites, ragoût de crevettes et calmar rouille.

C’était le service que notre équipe avait la tâche d’accomplir alors je peux vous en parler un peu plus.

Nous avons appris à enlever la partie centrale des filets de doré et comment couper les calmars, une partie qui se mange pas.

Vous savez quand vous cuisinez, comment il manque toujours un petit quelque chose pour rendre une sauce, un ragoût ou tout autre met, parfait? Il faut ajouter un peu de ceci, un peu de cela, goûter… recommencer le cycle jusqu’à l’atteinte de la perfection, c’est un définitivement un art.

Et bien j’ai adoré regarder Maksim improviser, avec succès, pour améliorer notre plats avec des ingrédients qui n’étaient pas sur la recette originale. Suivre une recette n’est pas ma force trop trop et adorant improviser en cuisine, j’ai été servi lors de cette soirée.

Parlant d’art, la présentation de notre plat, qui nous a pris 10 secondes à faire, était vraiment originale , ça montre la force de l’improvisation!

Bref, il y avait longtemps que je n’avais pas mangé de Doré et la cuisson était juste à point. Le ragoût de crevettes et calmars est définitivement à recommencer au plus vite pour le plus grand plaisir de ma Capricieuse! (NOT!)

– Quatrième service: Suprême d’oie à la canneberge et riz sauvage aux noisettes et cèpes.

Encore une première, je ne pense pas avoir déjà mangé de l’oie autre qu’en pâté ou en terrine et j’ai adoré! C’est donc à recommencer aussi. L’oie c’est bon mais my god le riz sauvage… essayez ça, des noisettes dans du riz, vous verrez ça vaut le détour!

– Pré-dessert: Terrine à l’érable, au fromage de chèvre.

Un mélange qui peut sembler surprenant mais qui est simple et délicat comme goût.

– Dessert: Bagatelle d’érable et canneberge.

Petit oublie ici, une équipe c’était fait demander de faire le dessert mais avait mal compris…  et ne l’ont pas fait!! À la dernière minute, notre vaillante équipe a décidé de s’en occuper (ouf!).

Il y avait quoi là-dedans? Un gâteau simple coupé avec les mains, une compote de pommes très sucrée, une confiture de canneberges et, la cerise sur le sundae, deux genres de meringue/crème/mousse à l’érable combinées ensemble… AYOYE!

Voici les produits finaux!

Tartare de truite fumée aux récoltes d’automne et Bannique au four.
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Langue de veau braisée, oignon mariné, cresson et émulsion chaude à la moelle, pommes paille.
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Doré rôti, tomates confites, ragoût de crevettes et calmar rouille.
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Suprême d’oie à la canneberge et riz sauvage aux noisettes et cèpes.
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Bagatelle d’érable et canneberge.
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Lors de ces soirées, il ne faut jamais oublier le vin qu’on nous sert et qui est choisit en accord avec le menu par notre marminton sommelier attitré Michel.

Encore une fois on doit lui lever notre chapeau de marmiton!

Pour plus encore sur mon expérience aux Marmitons:

Cliquez ici pour la soirée de septembre 09 avec le chef Alexandre Gosselin
Cliquez ici pour la soirée d’octobre 09 avec le chef Pierre Jean Ganne

Souper Marmitons de Mtl – Octobre 2009

Le 24 octobre dernier, je participais à mon second souper organisé par les Marmitons de Montréal.

Pour ceux qui n’ont pas suivi ma première expérience et qui veulent en savoir plus sur le concept (en gros, une gang de gars qui cuisinent avec une ou un chef invité) voir le lien suivant. Le chef invité était cette fois-ci Pierre Jean Ganne du service de traiteur Le Trèfle à Québec.

Il nous avait concocté tout un menu, j’en salivais juste à lire la première ligne…

Alors sans plus attendre voici ce fameux menu:

Les bouchées:

  • Thon rouge à la flambé de miso, mayonnaise soja
  • Tartare de saumon à la rémoulade de fenouil

Crustacé:

  • Marinière de pétoncle U10
  • Beurre de pamplemousse
  • Pétoncles princesses crus
  • Émulsion de thé

Le foie gras:

  • Brioche d’oignon blanc au cumin, Chèvre frais
  • Foie gras de canard poêlé; citron de poivre noir de Malabar

Pâturage:

  • Filet de boeuf rôti aux champignons sauvages
  • Collection légumière

Le pré-dessert:

  • Comète de panais et Tanzanie à la fleur de sel

Le dessert:

  • Crumble de fruits de saison
  • Glace à l’orchidée

Notre équipe de 5 s’est vu attribuer le pré-dessert et le dessert, nous nous sommes immédiatement mis sur la préparation du pré-dessert (sans vraiment savoir ce qu’on faisait à part qu’on devait peler les panais…).

Je tiens à préciser que les gens qui surveille leur taux de cholestérol vont avoir des frissons… les panais, on les a fait cuir dans la crème 35% au lieu de simplement dans l’eau! Je n’avais jamais vu ça! menoum! Ensuite, nous nous sommes attaqué au crumble, c’est à dire faire la pâte qui allait être le fond et le dessus de notre dessert.

Le chef était partout, on avait une question, il était là, on s’apprêtait à débuter une nouvelle étape de notre mission culinaire? Il était là, toujours au bon moment et pour chaque équipe… me suis demandé toute la soirée comment il faisait. Que de planification et d’années d’expérience derrière les fourneaux!

Il connaissait chaque étape de production par coeur et était prêt pour tout inconvénient… manque de crème? Ajoutez du lait. Et tout était tellement bien calculé: on avait 48 personnes à servir, on aurait même pas pu lécher le fond d’une casserole, aucune perte!

D’ailleurs un ami et moi avions cette devise à l’université mais ça voulait plus dire qu’on mangeait jusqu’à ce que le frigo soit vide… pas la même chose je pense!

L’expérience fut différente de la première, parce que ce n’était pas le même chef. On dirait que la troupe des marmitons s’acclimate vraiment rapidement à chaque chef et c’est qui a rendu mes deux premières expériences de marmiton intéressantes.

C’est également ce qui me pousse à vouloir y retourner le plus souvent possible!

Pour ce qui est de la dégustation du menu, les bouchées explosaient littéralement dans la bouche, je vais essayer de refaire le thon c’est assuré. La plus belle assiette était sans contredit celle des 2 pétoncles.

Le U10, veut dire 10 pétoncles à la livre (vous pouvez imaginer la grosseur) était simplement grillé au chalumeau, le beurre de pamplemousse était fabuleux et que dire du pétoncle princesse et de son émulsion au thé…

Cette fois-ci le foie gras ne me faisait pas peur, j’espérais seulement que ce soit aussi bon que la dernière fois. Je peux vous dire que je suis officiellement un amateur de foie gras maintenant. De petites choses simples peuvent tellement ajouter à un plat parfois. Déjà que ce plat était succulent, le jus de citron ajouté à la dernière minute ajoutait une touche surprenante.

Ce que je retiens le plus du service suivant, c’est les champignons, la viande était cuite parfaitement et comme je l’aime, saignante. Mais les champignons volaient la vedette. Les autres légumes étaient cuits al dente. Que demander de plus!

Nous voici rendu au pré-dessert, je me demandais sérieusement à quoi servait un pré-dessert… à part d’être le service juste avant le dessert!

Et bien le chef a très bien expliqué que c’est une question de transition entre le salé et le sucré… Alors notre purée de panais a cuit avec du sucre, et de la crème!! (je le sais, je me répète…mais cuire des légumes dans la crème…come on! le rêve!!!)

C’était servi avec une framboise et un mini moelleux au chocolat saupoudré de fleur de sel. Le résultat est magique, une parfaite transition après la viande. Le dessert ne fut que meilleur après ce pré-dessert.

En parlant du dessert, vous auriez du voir le caramel fait à base de sucre et sirop d’érable dans lequel nous avons ensuite fait cuire les fruits (pommes et fraises.) La crème glacée était constituée de crème bien sûr, mais aussi de la crème dans laquelle le panais avait cuit. Ajoutez à ça de la vanille… divin. Et le mélange crumble aux fruits et crème glacée est assez dur à battre.

Voici quelques images du produit fini!

> Les pétoncles
..

> Le foie gras
..

> Le dessert

En résumé, une journée de cuisine et d’apprentissage très intéressante et une soirée de dégustation inoubliable.

Vivement la prochaine soirée! Après je vais pouvoir devenir officiellement un marmiton!!

Chasse au trésor le mieux gardé de Montréal

Bonjour! Nous vous laissons le conte rendu de notre soirée parce contre veuillez que le Hidden Market a malheureusement cessé ses activités.

Avez-vous déjà réservé dans un restaurant sans adresse, sans menu et qui ne reçoit que 8 convives..à la même table?

C’est avec beaucoup d’excitation et un brin de mystère que nous avons obtenu une place au Hidden Market dernièrement. Nous avons reçu, comme convenu,  la carte avec les instructions pour trouver le repaire quelques jours avant notre soirée.

Comme mon Capricieux c’est désisté à la dernière minute pour une game de poker (oui oui, on fait par fois autre chose que manger au resto dans nos temps libres!) c’est accompagnée d’une amie que je suis partie à la chasse au trésor.

Armée de notre carte, nous avons tourné ici, puis là et emprunté la ruelle qui allait nous mener à notre table. Il faisait noir et lire la carte n’étais pas si facile…on ne voulait surtout pas entrer chez un voisin! Nous nous sommes donc arrêtée en chemin pour voir les dernières instructions lorsque des bruits de pas se sont fait entendre derrière nous. En nous retournant, nous apercevons une autre convive armée elle aussi de sa carte! C’est donc à trois que nous avons terminé notre quête et avec beaucoup de plaisir nous avons rencontré les gardiens du souper le mieux gardé de Montréal.

Nous avons été accueillis très chaleureusement par François, notre chef, et sa conjointe. Aussitôt arrivé on nous offre un verre de mousseux et on nous dirige vers un plateau contenant la première partie du butin: des noix, un fromage de chèvre divin (servi avec des craquelins tellement bons, il faut que je les retrouves!) des olives et abricots ainsi que des saucissons que je soupçonne de provenir de chez Cochons tout ronds. Je peux me tromper à propos de la provenance du saucisson mais peu importe J’ADORE les produits des Cochons tout ronds, voilà c’est dit!

Tout de suite je me suis sentie à l’aise dans ce nouvel environnement, le fait d’être chez un particulier avait quelque chose d’intimidant, mais nos hôtes nous font sentir comme chez nous. Ah oui! Quelques huîtres étaient aussi offertes mais je n’en ai pas pris, vous vous en doutiez ;)

J’ai adoré jaser dans la cuisine en attendant que tout le monde arrive! Cela nous a permis d’admirer les lieux et de voir un peu la préparation de notre menu…

Car oui nous avons eu un repas digne des rois!

Premièrement, avant de passer à table, nous avons eu le plaisir de rencontrer le couple qui allait se joindre à nous. Comme nous avions fait une réservation de 5 personnes, il y avait un potentiel de 3 « inconnus » à notre table.

Je crois que notre groupe a cliqué instantanément chose qui ne surprenait pas du tout nos hôtes…il semblerait que depuis l’ouverture du Hidden Market, les groupes formés aux hasards ont toujours été balancés. Tant mieux!

Le premier service était fait sur mesure pour MOI:

Une soupe à l’oignon gratinée qui allait parfaitement avec la température froide et humide de la journée!

Le deuxième service était absolument génial pour les yeux:

Un carpaccio de betterave bonbon (une belle découverte!), courgette bicolore et tomates cerises au vinaigre de citron qui fût servi avec un MAGNIFIQUE vin rouge, première chose que j’ai dit à mon Capricieux quand je l’ai revu: LE VIN! Un chianti Antinori Classico Riserva 2004, un incroyable coup de coeur pour moi ce soir-là.

Le troisième service et non le moindre:

Entrecôte de boeuf AAA, sauce au poivre long avec légumes racines dont de petites pommes de terre rattes revenues dans le miel qui ont été le coup de coeur de plusieurs autour de la table! Mention aussi aux petits oignons qui étaient sur la table, yum!

Comme dessert:

Une verrine de citrouille et sirop d’érable avec compote de pomme maison: excellent!

..=

À ce moment précis plus personne n’aurait pu manger quoique ce soit d’autre! Le café fût très apprécié surtout que la superbe machine Elektra fait tout un effet à chaque fois que les invités entrent dans la cuisine.

Comme je mentionnais plus haut, notre groupe a tout de suite cliqué!

Je ne sais pas si c’est parce que le vin est servi généreusement ou si c’est notre folie naturelle qui a ressortis sans gêne mais avant même de s’en rendre compte nous étions en train de chanter à tue-tête les meilleurs hits des années...never!

Pensez à Julie Masse, Garou, Éric Lapointe, et autres encore plus quétaines les uns que les autres. Nous avons tellement chanté qu’avant même de s’en rendre compte nous étions tous rendu…à la p’tit boîte —  Un karaoké!

Sérieusement merci à nos hôtes et à leurs voisins d’avoir enduré nos performances douteuses.

Vous pouvez être sur que ma soirée au Hidden Market a été complètement inattendue et marquante autant que délicieuse et arrosée.

Je vous conseil vraiment à vous aussi de partir à la recherche de cette petite perle cachée.

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The Hidden Market
Quelque pars à Montréal

Comme un poisson dans l’eau

La première fois que j’ai eu cette sensation indescriptible, celle d’être autant à ma place, c’est à Calgary.

Une bonne soirée une amie connaissant mon intérêt pour la cuisine m’a généreusement proposé de visiter la cuisine du restaurant familial.

Vous dire le feeling ressenti devant ces grands espaces où l’on devinait l’action de la soirée qui venait de ce terminer. Je pouvais m’y voir prendre place derrière les fourneaux! Oh le plaisir d’avoir TOUT à porté de mains, et que dire des espaces de travail immenses, des appareils et outils professionnels! Juste assez pour avoir spontanément envie d’y inventer de nouvelles recettes, vivre le plaisir de s’y lancer sans même devoir ce soucier s’il manquera quelque chose en cours de route. Pouvoir se lancer en plein processus de création et oublier tout le reste.

Ma soirée d’hier n’a fait que confirmer ce que je craignais depuis longtemps…lorsque l’on deviendra propriétaire, la cuisine va coûter cher en *$&%?*%.

Donc, ce samedi, je participais à ma première soirée avec les Marmitons de Montréal. Le concept des Marmitons est de se regrouper entre hommes pour cuisiner sous la supervision d’un grand chef. Pourquoi il n’y a pas de femmes dans cette organisation? Tradition oblige! Par contre les conjointes des marmitons sont invitées quelques fois par année à venir déguster ce que leurs zommes ont préparé. [Question d’éviter les divorces et de se garder quelques points pour les playoffs!]

Comment faire pour devenir un Marmiton?

Il faut être invité 3 fois par un des membres afin d’être accepté comme Marmiton! Il s’agit d’un cercle assez fermé, mais quand même accessible si vous connaissez un membre.

Alors, je me suis retrouvé dans mon élément samedi après-midi dans la méga cuisine d’une école d’hôtellerie qui avait été louée pour l’occasion…que c’était beau! Des chaudrons partout, des immenses hottes et des ronds de poêle au gaz à perte de vue…moment d’extase!

Pour ma première visite et la première soirée de la saison des marmitons montréalais, le chef invité était Alexandre Gosselin, chef et copropriétaire du restaurant Bar et Boeuf de Montréal. D’ailleurs vous pouvez lire une courte biographie sur le site de son restaurant.

Le menu qu’il a élaboré pour la soirée est le suivant:

  • Salade de tomates cerise heirloom, jeunes fèves de soya, noix de pin, balsamique blanc, espuma au mozarella di buffala.
  • Foie gras de canard poché au vin rouge épicé, purée de dattes meedjols, orange amère et pain d’épices.
  • Sur une purée de courge butternut/marron, éclats de noisette, champignons de saison, moussante à la truffe.
  • Granité au vin rouge épicé et foie gras.
  • Ris de veau et pétoncles rôties crousti-fondant, purée de pois chiche aux zaatar, vinaigrette vierge au chorizo/sirop d’érable/mangue.
  • Pannacotta à la vanille Bourbon, sirop basilic et fruit de la passion.

J’en connais déjà une couple qui salivent à la lecture de cet attirant menu…Mais ce ne fût pas le cas pour moi!

Je m’explique, malgré que j’aime pas mal tout ce qui se fait comme cuisine, j’ai toujours eu de la misère avec le foie gras. Demandez moi pas pourquoi…je ne sais pas…Et du ris de veau? COME ON!! il y a une raison pourquoi j’en ai jamais mangé!! Et en plus le pannacotta n’est vraiment pas mon dessert favori…

> bon départ pour une recrue n’est-ce pas?

On se retrousse les manches et on se dit que le but est de cuisiner avec des gens qui sont aussi passionnés que soi-même et que peut-être on va être surpris du résultat.

Pour cuisiner les 5 plats, nous avons été séparés en 5 équipes de 5.

Notre équipe fût chargée de la purée de courge butternut et cie, ma première impression? [En plus on pogne la plat du menu qui a l’air le moins intéressant coté culinaire!!]

J’ai été chargé d’enlever la tite peau qui reste sur les noisettes, ça semble futile mais c’est quand même le fun quand tu sais que ce que tu fais, malgré sa simplicité, aide ton équipe à réussir un plat!

Petite parenthèse, nous avons reçu notre premier verre d’alcool alors que nous n’avions même pas encore tous nos ingrédients sur nos jolies tables en acier inoxydable, une vraie affaire de gars tu dis? Tout ce qui manque au concept serait des télés dans les cuisines avec des matchs de la NFL…

Je ne vous raconterai pas toutes les étapes de la confection de notre plat (soit la purée de courge butternut/marron, éclats de noisette, etc), parce que ça serait trop long! [lire ici que je veux reproduire chez-nous et que je veux garder une certaine exclusivité!!] mais le résultat fût surprenant: une purée parfaitement homogène, garni de 4 variétés de champignons sautés, suivi de mes parfaites noisettes et de la mousse à la truffe.

Verdict du plat qui semblait le plus « ordinaire » de la soirée (selon ma première impression)??

O.M.F.G!

Traduction: Out of this world! [ok, c’est pas vraiment la traduction, mais je pouvais juste pas l’écrire.] Toute la subtilité dans la simplicité, je fût très impressionné.

Les autres plats faits par nos confrères étaient tout aussi bons et l’accord mets-vin fabuleux. Et il est arrivé quoi au foie gras et au ris de veau?? Les deux ont un nouveau fan, à vie probablement! Ils devront dire merci au chef pour ça! Et le pannacotta avec fruit de la passion et sirop de basilic ne laissait pas sa place non plus: À essayer à la maison très bientôt.

Petite cerise sur le sundae: lors du debriefing fait par le chef à la fin de la soirée, quelqu’un a demandé quel était le plat le mieux réalisé selon lui… je vous donne dans le mille: ce fût notre purée de courge!

J’ai vraiment adoré mon expérience et j’attend avec impatience la venue du deuxième événement.

Merci à Stéphan pour l’invitation!

Encore un bar à vin?

Avant de connaître Pullman et Pop! Bar à vin, il y a eu BU.

Situé sur la rue St-Laurent, tout juste au nord de la rue Fairmount, BU est un bar à vin aux accents d’Italie ouvert depuis 2003. C’est dans ce petit local qu’eu lieu notre première expérience « Bar à Vin ».

Pour les amateurs de vins les endroits comme BU sont très attirants car ils permettent d’essayer des vins plus rares [et /ou] d’importation privée. De plus comme il y a généralement beaucoup de vins au verre, cela permet de déguster plusieurs cépages sans la facture de 3-4 (5-6!) bouteilles à débourser.

Ce que nous aimons bien de chez BU ce sont les trios de vins déjà sélectionnés qui nous permettent de faire des découvertes surprenantes à chaque fois. Chaque trio a la particularité d’être étudié par nos hôtes et doivent se boire dans un ordre bien précis pour en tirer le maximum de chaque coupe. Le personnel se fera toujours un plaisir de bien vous expliquer d’où provient le vin et les qualités de chacun de vos choix. N’étant toujours pas des experts vinicoles, nous en profitons toujours pour poser beaucoup de questions.

La plupart des vins viennent de l’Italie ou de la France, mais il y a aussi du choix côté Nouveau-Monde, Australie et cie.

Pour revenir au caractère italien de l’endroit, celui-ci se retrouve dans l’autre carte, celle qui nous fait revenir encore et encore chez BU, c’est à dire… la bouffe!

On nous avait dit que les portions des bars à vin étaient style tapas, alors le soir de notre première visite nous avions commandé tout plein de plats! (oui, j’aime ça mettre la faute sur les autres!) Ce soir-là nous avons tellement bien mais tellement trop mangé! C’est d’ailleurs une situation qui nous arrive assez souvent lorsque nous essayons une nouvelle place.

Mais, lors de quelques visites subséquentes, nous rappelant le plaisir que nous avons eu à manger chaque plat testé du court, mais diversifié menu, nous avons repris de tout! (difficile de mettre la faute sur les autres maintenant…damn!)

Maintenant que nous sommes des habitués de la place et que le menu n’a plus de secret pour nous, nous nous sommes assagi et notre combinaison préférée est rendue plutôt simple mais ô combien réconfortante: Un plat d’olive ascolane et un spag pomodoro chacun, accompagné bien sur notre trio de vin, cela va sans dire!

Le menu est divisé en cinq parties:

  1. Amuse-bouches – Vous devez essayer les olives farcies à la viande et frites (olive ascolane) un régal, définitivement notre coup de coeur!! Attention cependant, elle vous sont servies assez chaudes merci!
  2. Bruchetta – Plusieurs saveurs, celles au prosciutto et champignons sont particulièrement bonnes.
  3. Entrées froides – Du boeuf, du poisson, des fromages, mais surtout, L’assiette BU. La meilleure assiette de viande froide ever, vous devez l’essayer au moins une fois, mais on vous suggère de la partager à 3 ou 4 si vous prenez un plat principal.
  4. Plats chauds – Risotto, plat et pâtes du jour, mais aussi les fameuses pâtes pomodoro avec basilic et parmesan frais. Un pur délice!
  5. Les desserts – Il y en a pour tous les goûts, mais on déplore la mort des biscotti…mon dieu qu’ils étaient bons!

On vous servira également du pain avec de l’huile d’olive et de la fleur de sel. Comme huile d’olive, on vous sert de la Il Frantoio, si vous l’avez jamais goûté celle-là, ça vaut la peine d’aller au resto juste pour ça! Si vous êtes un ou une maniaque d’huile d’olive, vous allez peut-être faire comme nous avions fait la première fois et vous allez vous en acheter une bouteille direct au resto en réglant l’addition!

Maintenant que nous avons trouvé cette huile d’olive extra vierge que nous A-DO-RONS nous n’attendons plus d’aller chez BU pour se réapprovisionner, nous allons directement chez Milano sur St-Laurent dans la petite Italie, une superbe épicerie où vous trouverez des produits fins d’Europe et particulièrement d’Italie et où vous trouverez l’huile Il Frantoio en grande quantité. (1 gallon d’huile anyone?)

En parlant d’addition, le total dépendra de vous et de votre faim, et vous serez surpris car le prix des vins est très raisonnable…on aime! N’oubliez pas de réserver car l’endroit est souvent plein.

Si on vous offrait une place au bar, acceptez-la! Les 2Capricieux adorent manger au bar pour sentir l’atmosphère de la cuisine et l’énergie du staff.

– « Ça alors, encore un bar à vin dans vos critique resto?! »
– « Non! BU, LE Bar à vin Italien à Montréal. Et puis on aime ça le vin nous, hein! »

Buon appetito!

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BU
5245 St-Laurent
Montréal
H2T 1S4
514 276-0249

Improvisation comparée ayant pour thème…

La démocratie n’existe pas lorsque les 2Capricieux sont en voiture.

Non, c’est toujours M. Capricieux qui conduit parce que Mme Capricieuse, qui porte très bien son titre, ne veut pas apprendre à conduire manuel…Dictature sans pitiée? Monarchie dont je serais le serviteur? J’arrête tout de suite les comparaisons politiques…ça ne me tente pas de coucher sur le divan pour une semaine!

Sérieusement, Madame est très curieuse et je pense que c’est plus pour avoir le plaisir de voir tout ce qui l’entoure et de faire de nouvelles découvertes qu’elle ne conduis pas. (ouf!! pas de divan pour moi!)

Tout ça pour dire que depuis un bon moment, je l’entend parler d’un restaurant sur St-Laurent, près de Beaubien que je n’ai jamais vu parce que je conduit et que je regarde devant moi. Ce n’est donc que tout récemment que nous avons essayé l’endroit mystère: le restaurant éponyme du chef Giovanni Apollo.

Bien que ce resto soit situé qu’à 15 minutes de marche de notre humble demeure (nous sommes revenus à pied..4 bouteilles de vin oblige), c’est un couple d’amis de Québec qui a eu l’idée de réserver un samedi soir pour faire l’essai de cette endroit au concept assez unique.

Nous avons tout d’abord été accueilli par un personnel professionnel, courtois et passionné par l’endroit. Le décor est épuré, du blanc principalement et une grande vitrine nous permettant de voir toute l’action dans la cuisine, et ça nous avons adoré. De plus, le chef vient faire son tour à chaque table pendant le repas et jase avec les convives (il signe même des autographes!) ce qui est hautement apprécié.

Chez M. Apollo, on fonctionne par thème. Si vous prenez les 3 services, vous approfondirez autant de thèmes.

Comment cela fonctionne? Vous choisissez un thème pour chaque service et on vous apporte 3 ou 4 déclinaisons de votre thème par service.

Ça semble compliqué mais c’est simple…une fois tout choisi. En entrée, par exemple, notre quatuor a choisi de partager 2 thèmes; riz et courgette. Le thème riz, notre préféré des deux entrées, incluait un risotto incroyablement succulent et riche (coup de coeur de ma Capricieuse), une délicieuse mousse avec une galette de riz soufflé en accompagnement, des boules de riz frites très savoureuses servies avec une trempette aux tomates. Et finalement, le meilleur riz aux légumes d’inspiration asiatique que j’ai eu l’honneur de goûter à date dans ma vie. Rien de moins.

Dans le thème courgette, il y avait un carpaccio de courgette époustouflant et une soupe présentée dans un mini bol qui ne sera pas oubliée de si tôt. Côté présentation c’est aussi beau qu’inhabituel, soit 4 ou 5 petits plats qui s’imbriquent un dans l’autres sur une planche de bois.

Alors c’est ça le concept, un thème, des déclinaisons. Lors de notre visite, les thèmes étaient les suivants:

Entrées: Riz, Courgette, Foie Gras
Plats principaux: Basse-cour, La mer, Crevettes et Langoustes, Laponie (des mets de cette région), Gibiers et finalement Agneau
Desserts: Pêche, inspiration de la pâtissière, Crèmes Brûlées, Glaces et Sorbets.

On a également l’option du prendre un plateau de fromage avant ou après le dessert (ce qu’on a bien sur fait pour finir nos bouteilles de vino)

Petite anecdote:

Lorsque nous sommes arrivés, le serveur était très enthousiaste. Il nous a expliqué patiemment le fonctionnement et la constitution de tous les plats. On remarque assez vite que sur toutes les tables les gens ont un exemplaire du livre de recette du chef Apollo.

À notre tour, notre serveur nous demande si on connaît l’existence du livre et nous offre de feuilleter le bouquin pendant qu’il place d’autres clients. À deux reprises il nous propose d’acheter le livre et nous parle du rabais par rapport au prix en librairie (sans oublié la chance inouïe de pouvoir faire signer notre livre par le chef!)

Il a semblé déçu qu’on n’achète pas…et cela nous a tous un peu agacé mais il ne fût pas assez insistant pour que ça nous dérange longtemps. Le gros présentoir des livres de son patron situé bien à la vue de tous les clients devrait être assez coté « propagande » après tout on vient pour manger la cuisine d’Apollo, pas la lire!

Pour les plats principaux, les hommes ont tous deux choisis l’assiette Laponie. Dans leurs assiettes, de l’Élan, du gravalax, du hareng mariné et de la volaille. L’Élan était bon et goûteux, le gravalax et sa sauce à l’aneth aussi. Le Hareng mariné? Sublime!! La meilleure pièce de mon assiette. Mon palais gaspésien n’en est pas encore revenu.

Petit choc lorsque nous en sommes à notre plat de volaille: le poulet manquait de cuisson! Ce qui est rarement (jamais) acceptable que ce soit au restaurant ou à la maison. Heureusement lorsque nous l’avons montré à notre serveur et il est reparti immédiatement avec nos petits plats respectifs en s’excusant. Ceci dit, notre volaille est revenue bien cuite et était très bonne. On se dit également qu’il doit être difficile de maintenir une qualité parfaite lorsque vous avez à faire 20 à25 plats différents pour une table de seulement 4 personnes!

Le pendant féminin de la table fût plus original en prenant des choix différents. Crevettes et langoustes pour notre amie et gibier pour la Capricieuse. Pour ce qui est des crevettes et langoustes, notre amie fût un peu déçue car elle trouvait qu’un de ses plats de crevettes manquait de cuisson et que son plat de langouste lui était trop cuit. Donc, une fausse note de ce coté. Pour ce qui est du thème gibier, on pouvait y trouver un tartare de cerf, un mini-burger au caribou et…du pigeon! La critique de la Capricieuse? Très bon, mais elle a eu de la misère à vraiment savourer le pigeon parce qu’elle n’arrivait pas à oublier que c’était…du pigeon!

Nous avons eu droit à des fromages uniquement québécois dans notre plateau de fromage et pain. Les fromages de notre belle province s’améliorent et se raffinent d’année en année et nous pouvons être comblés d’avoir autant de choix!

Pour dessert, nous avons opté pour l’inspiration de la pâtissière i.e. celle-ci décide au jour le jour ce qu’elle fera et les serveurs ne peuvent nous prédire (ya right!) ce qu’il y aura dans nos assiettes. Nous avons reçu une assiette avec pleins de petits délices sucrés: une mini crème brûlée à l’érable que la gent féminine (qui avait décidé de ne pas prendre de dessert en passant…grrrr!!) s’est appropriée. Le moelleux au chocolat était particulièrement bon aussi.

Bref pour le dessert un bon 10/10

Coût?

Comptez 65-75$ par personne avant taxes et pourboire et n’oubliez pas de passer à la SAQ avant!

En conclusion, plus de haut que de bas, une multitude de saveurs fines et recherchées et surtout une expérience unique en son genre. Nous vous recommandons d’y aller à quatre pour déguster le plus de plats possibles.

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Apollo – Restaurant
6389 boul. St-Laurent
Montréal
H2S 3C3

514 274-0153

Le plaisir commence quand ça fait Pop!

Les 2Capricieux aiment les listes…

Listes d’épiceries, listes de livres à acheter, listes de choses à ramasser avant que la visite arrive (quoi! Oui on est du style « dernière minute ») et on en passe, mais notre liste préférée est sans aucun celle des restaurants à essayer. Que ce soit un endroit chic ou un dépanneur qui est censé servir les meilleurs sandwichs en ville, il y a toujours de l’excitation et de l’anticipation lorsqu’on se lance dans une découverte gastronomique.

Ce samedi, nous étions invités à découvrir un endroit qui figure sur notre fameuse liste depuis au moins 2 ans, POP! Bar à vin. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour découvrir ce bar à vin de l’avenue des Pins? Bonne question! Sans doute parce que du côté bars à vin, nous avions nos petites habitudes et se retrouver dans du connu est rassurant et réconfortant.

Cependant, il faut sortir de son cocon douillet de temps en temps si on veut évoluer et élargir nos horizons! (Ouf, on est profond ce matin!) Tout ça pour dire qu’il faut oser parfois, même si on se doute que nous serons déçu à quelques occasions. Rassurez-vous ce ne fut PAS le cas chez POP! loin de là.

Le petit frère et voisin du Laloux vous accueille dans un décor inspiré d’un mélange de spa scandinave et du Québec des années 60! Donc beaucoup de bois, de vieux cuirs et de couleurs chaudes qui donnent un résultat rétro et chaleureux (et très Mad Men!). En partant l’endroit nous plaisait bien visuellement mais dommage qu’il n’y ait pas d’accès à une petite terrasse comme au Laloux!

Coté nourriture nous avions déjà une bonne idée de ce que nous allions goûter car on nous avait préalablement proposé le menu découverte. En plein le genre de menu qui satisfait pleinnement le ventre du Capricieux.

Imaginez 5 services assez différents qui permettent d’avoir une vue d’ensemble du menu de nos hôtes.

Le premier service incluait des Arancini, soit de délicieuses boules de risotto au parmesan avec carotte et cumin, qui nous ont complètement charmées, le repas commence bien! Nous avons également eu droit à des olives marinées aux agrumes et au thym (wow!!!) ainsi qu’à une version légère de l’humus qu’on connait, une purée de pois chiches au yogourt et piment d’Espelette (remarquez que je ne suis pas capable d’utiliser l’appellation « yaourt », un mot que je déteste depuis toujours :p)

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Le deuxième service fut entièrement dédié au poisson et fruits de mer. Comme madame la Capricieuse ne mange rien qui vit dans l’eau, le Capricieux allait être gâté! Tout d’abord un tartare de Bar rayé assis sur une fine couche de sauce probablement au yogourt (toujours pas capable!), fenouil et ciboulette. Une merveille pour les papilles gustatives. L’autre moitié du 2e service était une salade de crevette avec concombre, orange et une sauce au curry avec base de yaourt (maudit, je l’ai dit!). Beaucoup de potentiel mais les crevettes étaient, à peine, un peu trop cuites, alors au lieu d’être excellent, ce fût bon.

Troisième service maintenant, des charcuteries avec du pain frais et des légumes marinés. Un classique très bien apprêté que nous avons adoré.

Le quatrième service était attendu avec impatience car il s’agit d’une des spécialités de la maison, une tarte flambée alsacienne. La tarte flambée alsacienne ou flammeküche est une pâte mince salée, un genre d’hybride de pain pita, pain nan et pâte  à pizza…recouverte de fromage, lardons et oignons et cuit au four. MIAMMM!!

Le cinquième et dernier service, un pot de crème de chocolat, caramel et sel de maldon. Ceux qui connaisse bien la Capricieuse savent qu’elle adore et le chocolat, et le mix caramel et sel… on ne pouvait donc pas tombé mieux! Le salé se marie tellement bien avec le sucré et les morceaux croquants chocolatés en font un vrai délice. Sans contredit LE dessert pour lequel nous retournerions chez Pop! dès demain.

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Pour vin, comme nous sommes dans un bar à vin, nous avons demandé un accord mets-vin au serveur. N’étant pas encore des experts dans ce domaine, nous faisons généralement confiance aux sommeliers et aux serveurs pour nous diriger dans nos choix. Le serveur nous a donc fait découvrir un vin blanc et un vin rouge français de leur cave à vin. Bien que les deux vins étaient très bons, le blanc, dont nous avons malheureusement oublié le nom, était particulièrement savoureux.

Notre expérience de l’endroit ne s’arrête pas là, après le décor, la nourriture et le vin, il y a toujours l’ambiance d’un restaurant qui nous attirer. Comme il faisait extrêmement beau en cette première journée d’août et que l’été et ses journées ensoleillées se sont fait passablement attendre au Québec en 2009, on se doutait bien qu’avec une réservation à 19h30, l’endroit ne serait pas en pleine ébullition.

Mais! c’était sans savoir que nous allions rencontrer S! Qui est S? C’est la charmante dame en année sabbatique avec qui nous avons presque partagé notre repas. La seule chose qui nous séparait était la table entre la sienne et la nôtre. Nous avons parlé de nos choix culinaire du moment, de musique, du système de santé québécois et qu’avoir un Mac ça vaut vraiment la peine. Bref, même si l’endroit ne craquait pas sous son affluence habituelle, nous avons passée une très belle soirée et même la musique était de la partie avec un volume juste parfait.

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Le coût de notre repas, 32$ par personne pour le menu découverte, qui en passant n’est habituellement servi qu’au groupe de 4 personnes ou plus. Vous trouverez des vins en importation privée pour tous les goûts et toutes les bourses. De plus, ils ont présentement une promotion intéressante: 25% de rabais sur la nourriture, soit un menu 3 services à 15$ pour la durée de l’été, tout ce que vous avez à faire pour profiter de leur promotion est de visiter leur site et de réserver en ligne

Bonne dégustation!

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Pop! Bar à vin
250, avenue des Pins est
Montréal
H2W 1P3

514  287-1648

Bienvenue chez nous…ou presque ;)

Les bars à vin sont de plus en plus nombreux à Montréal et c’est bien tant mieux.

La recette générale? Des petits plats genre tapas à partager et de très bons vins à découvrir. Génial!! Le sujet de ce billet est l’un de nos préférés. Situé sur l’avenue du Parc au coin de la rue Sherbrooke ou si vous préférez, carré en face du Provigo du Parc…que de souvenirs là…mais ça, c’est une autre histoire. (ndlr: heille on parle de bouffe ici, pas de job mister!)

N’étant pas de très grands connaisseurs coté vins (mais amateurs oh, ça oui!), nous profitons généralement des conseils des sommeliers et sommelières présents dans les restos que nous fréquentons. Ceux et celles de chez Pullman ne nous ont jamais déçus, ils s’informent de nos goûts et préférences et arrivent toujours ou presque à atteindre leur but qui est de nous rendre heureuses nos papilles gustatives. En se fiant à toutes nos visites des dernières années et il y a en eu plusieurs, ils ont une excellente sélection de vins blancs et rouges de la plupart des pays producteurs.

Nous vous conseillons de prendre un trio de vins qui s’accorde avec ce que vous commandez à grignoter. Plusieurs trios sont au menu mais les sommeliers peuvent vous concocter une sélection de vin qui évolue en même temps que votre repas.

En parlant du repas, c’est bien sur ce qui nous a accroché le plus chez Pullman étant d’inconditionnels gourmands. Le menu est très varié et va ainsi faire le bonheur de tous les palets!

Voici quelques incontournables, nos suggestions pour commencer votre dégustation:

  1. Les mini burgers de bisons (les frites qui viennent avec sont tellement cute!!)
  2. Le tartare de cerf avec chips maison
  3. Les grilled cheese de vieux cheddar au porto (ouffffff un peu greasy mais divin)
  4. La brandade de morue et mayo sambal (ça vient avec un morceau de lime, mais demandez en plus qu’un et servez-vous en!)
  5. Haricots verts avec huile de truffe et amandes (on le prend plus celui là depuis qu’on fait une réplique parfaite à la maison, mais sinon, ça vaut la peine)
  6. Thon cru avec salade de concombre et yogourt (ils disent yaourt, mais je suis contre cette appellation!)

Pour ajouter au bon vin, à la bonne bouffe et au service impeccable, l’ambiance est électrique et la faune très urbaine. On y trouve en plus des jeunes professionnels, des artistes, des gangs de filles et souvent des couples à leur première date!

Finalement, préparez-vous à passer une super belle soirée à tous les niveaux, cet endroit beau et bon et est sans contredit, le restaurant préféré des 2Capricieux. Heureusement pour nous tous, le restaurant vient d’agrandir mais réservez d’avance car des places comme ça, ça se remplit vite!!

125$ pour deux, le ventre plein et besoin d’un taxi pour retourner à la maison.

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Pullman
3424 ave du Parc
Montréal
H2X 2H5
514 288-7779

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La photo du restaurant Pullman a été prise sur le site créativité Montréal en attendant qu’on arrive à en prendre une bonne et non shaky, il fait noir là-dedans!