Archives de Tag: Poulet

Et de trois, fini!

Terminé! La tornade japonaise sur Parc-Ex s’en est allée sans trop de dégâts!

Encore une fois ce fût extrêmement agréable et ce coup-ci: très chaleureux!

Disons qu’au départ nos invités étaient tous comme pris dans un pain à jaser et à faire connaissance (mais moi je sais qu’ils vénéraient notre lampe) ce qui a tôt fait d’augmenter la température ambiante de quelques degrés. Puis peu à peu les gens se sont dispersés et il y eut assez de places pour que quelques convives se mettent même à danser… la salsa!

Caliente!

Hier soir le service roulait à fond la caisse grâce à tous nos chefs, et mention spéciale à nos plongeurs, chapeauté par Isabelle, qui ont joué un rôle crucial. Une tâche ingrate s’il en est une, mais oh combien déterminante dans le roulement entre les services. Un jour nous aurons assez de vaisselle pour pouvoir passer la soirée sans compter autant sur la plonge, promis!

Plusieurs recettes ont été exigées, je pense entre autre à la soupe miso, aux gyozas et sa sauce, ainsi que le poulet tempura (un hit sans aucun doute). Malgré que les chefs aiment bien garder quelques secrets, nous sommes un grand livre ouvert et surtout, notre plaisir est dans le partage.. pour ceux qui ne l’avait peut-être pas saisi encore hahaha! Alors recettes il y aura, mais permettez nous de prendre quelques jours pour tout décanter et nous vous livrerons le tout avec un énorme plaisir.

Si vous avez envie de partager quelques photos avec nous (car bien entendu nous avons négligé un peu cette partie, occupez que nous étions à cuisiner et .. manger!) envoyez-nous le tout à 2capricieux sur gmail, que ce soit les photos ou le lien vers votre album. Tous les crédits vous serons accordés ne soyez pas inquiets!

Sur ce, bonne St-Valentin!
zzzzz

Mystère + Intrigue à Québec!

Nous sommes heureux de vous présenter le premier billet de la série « En direct de: Québec ». Cet article et les photos qu’il contient sont de Marie-Serge Blais!

Un mystère + une intrigue = raison suffisante pour me faire réserver dans un endroit inconnu, avec un hôte inconnu…

…mais heureusement, un menu hautement intéressant.

Cependant, attention! N’y est pas invité qui veut. Il faut tout d’abord se rendre sur le site de Tastevino afin de prendre connaissance des soupers à venir puis remplir le questionnaire, l’envoyer, être sélectionné et finalement avoir accès à l’heure et à l’adresse de votre repas.

Non pas que notre hôte soit difficile, mais à la question « quel serait ton dernier repas? », si votre réponse est une poutine avec une rootbeer, peut-être que cette expérience n’est pas pour vous.

Sous des allures de maison close (à cause du mystère anonyme), cette impression s’estompe vite quand notre hôte nous ouvre chaleureusement la porte et que déjà des effluves agréables nous montent au nez. L’homme nous accueille avec un Parés Baltà Brut Selectio Cava mousseux qui accompagne des bouchées de poutine inversée ainsi que des croustillants de poulet à l’orange sur brochette.

Au total, nous sommes quatre. Nous étions deux et les deux autres convives ne se connaissaient pas. Étrange intimité… Toutefois l’amour de la nourriture nous a réunis et en peu de temps les langues (peut-être est-ce grâce aux bulles?) se délient.

Notre hôte nous invite à nous attabler pour vivre une expérience d’épices/vin unique. Il nous est alors suggéré de goûter à un mélange d’épices avec le vin blanc avant d’attaquer le délicieux crabe cake et sa mayo sriracha. Intéressant de faire ressortir les notes de muscade du vin à l’aide des épices. D’ailleurs le vin blanc présenté est un de mes coup de coeur de l’automne (Vinho regional Terras do Sado Adega de Pegoes 2008).

À ce stade, je réalise à quel point notre hôte est un « trippeux »

À chaque service il nous fait part de ses recherches, ses essaies, sa démarche, ce que j’apprécie particulièrement. Il est un sommelier de formation et a fait plusieurs séminaires de gastronomie moléculaire. Ce qu’il nous présente est le fruit de plusieurs années de recherche et d’expérimentations, confirmé par le potage de courge butternut et son effiloché de canard confit. La présentation est soignée et le goût délicat et suave.

Le plat de résistance, à ma grande joie, est constitué d’un jarret d’agneau braisé glacé au Vincotto, accompagné d’un risotto d’orge et sa courge poivrée, caramel de tomates aux épices. La pièce est centrée, l’accent est sur l’agneau… il ne nous reste plus qu’à planter notre fourchette pour réaliser à quel point la cuisson fut longue, longue, longue… De fait, le jarret se défait à la fourchette et la viande fond dans la bouche. Un pur délice…  Le tout accompagné d’un pinot noir du nouveau monde, parfait accord qui fait ressortir le caramel de tomate aux épices.

Le dessert (je dois réellement trouver un trou),

cette crème brûlée au piment chipotle grillée à la torche devant nous, est crémeuse à souhait. Je suis ronde comme un boudin…

Et c’est alors que notre hôte nous emporte des caramels à la fleur de sel au chocolat, accompagné de Yalumba Museum Muscat South Eastern Australie.

J’ai quitté la banlieue en roulant, littéralement…

Malgré le côté très « intime » de la chose, une fois la gêne et le mystère passés, on y vit réellement un bon moment dans une ambiance très lounge et feutrée.

Le prix est tout à fait honnête :
65$ (pourboire à votre discrétion), vins inclus (et il y en a!)

_____________________________________________________________

Marie-Serge Blais est chef enseignante au CSAT Fierbourg, en plus de tenir la chronique « gastronomie» CKRL 89,1 à l’émission Avant 9h, Tout est possible. Vraie épicurienne, c’est une passionnée amoureuse de la bouffe [et de la vie!] qui est une vraie source d’inspiration. Chanceux sont ceux qui la côtoient tous les jours!

Merci Marie d’avoir accepté notre invitation!

Dans la cuisine de Jérôme Ferrer

Pour notre première visite à l’un des restaurants de Jérôme Ferrer, nous avons décidé de manger littéralement… dans sa cuisine!

Je m’explique, il est possible dans plusieurs restaurants de manger à la « table du chef ». Souvent situées très près des cuisines, quand ce n’est pas directement dedans, les tables de chef sont un concept vraiment original et passionnant si vous êtes intéressés par le behind the scene des restaurants.

En plus de voir les cuisiniers à l’oeuvre, vous serez traités aux petits oignons et aurez la chance de parler directement avec le chef. Le plus cool c’est que ça ne coûte rien de plus que de le demander lors de votre réservation.

Dès notre arrivée à l’Europea, on nous fait faire une visite du restaurant en nous racontant toutes sortes d’anecdotes. On entre dans les cuisines, on salut les chefs derrière les fourneaux et on se sent assez privilégié de s’asseoir tout prêt de l’action pour toute la durée du repas. Seule petit hic, la table du chef de l’Europea est un peu en retrait de la cuisine alors tous les convives n’ont pas la chance d’épier Jérôme Ferrer à l’oeuvre.

Une fois l’apéro en main, c’est le temps de s’attarder au menu!

Question d’être raisonnable un peu (oui, oui!), j’avais décidé d’opter pour le menu découverte, un cinq services. Mais le couple d’amis qui nous accompagnait décida d’y aller pour le menu dégustation, un 9 services… est-ce que je pouvais ne pas suivre? Oh que non!

Toute une aventure gastronomique débuta alors… à noter que la Capricieuse avait décidé de prendre le menu à la carte étant donné qu’il y avait trop de poissons/fruits de mer (selon elle!!) dans le menu dégustation.

++

1- Pré-mise en bouche

Crevette enrobée de coconut, popsicle parmesan-chèvre et basilic

Ce fût suivi d’un bouillon-émulsion au boeuf je crois, avec un succulent morceau de truffe le tout servi dans une coquille d’oeuf, beau recyclage!!

2- Mise en bouche: Cappuccino de crème de homard et copeaux de truffes

Tout à fait irrésistible, servi comme un café avec sa mousse et tout… un délicieux bouillon qu’on veut étirer le plus possible tellement c’est bon! Juste cette mise en bouche aurait pu faire notre soirée et je ne niaise pas.

Les plats suivants ont tous des formats entrées:

3- Pétoncles Princesse des Côtes du Nord et ris de veau. Panais et chou Pak-choï à l’étuvé. Velouté au vin jaune du Jura.

Pas le temps de les prendre en photos, qu’elles sont engouffrées… ça veut tout dire!

4- Tataki de thon au citron, main de Bouddha et kumquat, vermicelles de légumes croquants au Tamari.

5- Filet de bar cuit sur peau, feuilles de laitue de riz pochées, beurre blanc à la gousse de vanille fraîche de Tahiti, caviar d’esturgeon d’Abitibi-Témiscamingue, mousseline de topinambours. [Reprendre son souffle ici]

6- Cromesquis de foie gras, servit comme un cigare

La présentation était des plus géniales, on dépose les cigares devant nous et dans la cuillère, une pastille. Puis un serveur s’approche et verse de l’eau chaude sur notre pastille… celle-ci se met alors à grandir pour devenir… une débarbouillette!

7a- Poulet de Cornouailles en cocotte à l’infusion de Galanga, cheveux d’ange aux shiitakés : on vient vous montrer votre poulet une fois cuit dans sa cocotte!!

7b- Cannelloni de cuisse en confit et saupiquet en deux temps: également fait avec le poulet de Cornouailles présenté quelques minutes avant. Oups, encore oublié de prendre une photo!

8- Raviole fraîche à la ricotta, écume de porcini, champignon portobello grillé, jus de truffe blanche.

++

9- Short ribs de bœuf Kobé façon smoked meat, crousti-fondant de légumes racines BBQ

Ouin, le cigare au foie gras vient de se faire battre au niveau de la présentation… ce plat arrive dans un dôme en verre enfumé et les serveurs enlèvent les dômes de tous les convives en même temps! Une brume aux odeurs du plat se dissipe devant vous! WOW!

10- Plateau de fromages affinés d’ici et d’ailleurs.

______________________________________________________________

Petite parenthèse ici pour présenter les plats de la Capricieuse

++

Donc la Capricieuse a pris ses assiettes dans le menu à la carte

En entrée: quelques feuilles de mesclun et fines herbes, vinaigrette perlée aux chicoutais, servie dans une couronne de parmesan (que vous voyez en pile dans des plats, sur la photo en haut à gauche).

Même si ce n’est qu’une salade (dixit le gars), c’était immense, je crois que ça lui a pris 3 services avant de finir de la manger!

Puis elle a choisi le cerf de Boileau grillé et piqué au vieux cheddar, pôelée de champignons sauvages de l’Ouest canadien et pommes de terre rattes. (D’ailleurs nous voyons M. Ferrer faire son plat dans la toute première photo de ce billet!)

______________________________________________________________

– Ici on roule déjà à terre et on en profite pour prendre un p’tite pause..

… de toute façon c’est bientôt fini non?

Oh que non, passe aux desserts!

11- Granité aux fruits avec coulis dans une pipette!

On a tous gardé nos seringues en souvenir… mais de notre côté on les a déjà égarées, lol!

12- Parfait glacé au citron et sabayon du Verger.

13- Gourmandises et friandises par excès (excès n’est pas le mot…)

Les femmes étaient vraiment excitées de tous ces desserts! Guimauves à l’érable, macarons, nougat et  biscuits à la pistache… la table débordait de sucreries!

14- Ici vous voyez de la barbe à papa (que la Capricieuse a quasiment mangé à elle seule!!)

15- …mais surtout, des mini-madeleines qui sortait du four… vraiment succulentes, trop succulentes même après tout ce qu’on avait mangé hahaha!

16- Crème brûlée, et autres desserts.. (ici ont était rendu assez pompette, pardonnez ma mémoire qui fait défaut!)

17- eeuuh assortiment de chocolats pour se sucrer le bec, (attend quoi c’était déjà fait le sucrage de bec? woups!)

18- Finalement de petits bonbons pour la route, dans le plat vide c’était des caramels mous à la fleur de sel, un hit!

____

Après avoir vu tous nos plats, vous trouvez que la Capricieuse fait pitié avec son entrée de salade et son boeuf? Eh bien détrompez-vous! Pour plus de la moitié des services mentionnés ci-haut… madame eue droit à son assiette également! Oui, tous les desserts, mises en bouches et même quelques mets salés et ce sans frais supplémentaires! (Quelqu’un a fait un bon deal sur notre bras!)

Comme vous le voyez, Europea a été toute une expérience de saveurs, goûts et de présentation. Nous avons eu un plaisir fou à déguster et à attendre pour voir ce qui s’en venait par la suite! La Capricieuse parle encore des mignardises, des chocolats, des bonbons, du dessert, du pré-dessert, du pré-pré dessert, du post-dessert, alouette!… mettons qu’elle a une dent assez sucrée déjà en partant, elle a été servie!

Clou du spectacle? Les dames ont reçu un gâteau quatre-quarts dans un sac Europea pour emporter! Les gars, eux, ont reçu… la facture! ;)

Finalement, Jérôme Ferrer et son équipe nous ont fait vivre toute une soirée et on se promet d’y retourner un jour, mais cette fois.. d’être plus sage sur la quantité!

yeah right!

Europea
1227, de la Montagne
Montréal
H3G 1Z2

514 398-9229

Du japon à la Thaïlande

Voici un parfait exemple de la cuisine des 2Capricieux qui aurait pu risquer de ne jamais être reproduit.

Il arrive très souvent qu’on mélange quelques restants avec des ingrédients frais du frigo pour ne les perdre. Plus souvent qu’autrement il en résulte de belles surprises!

On adore inventer et cuisiner avec ce qu’on a sous la main, nous voulons se servir du blog pour partager nos inventions et en même temps, les archiver afin de pouvoir les reproduire et qu’elles deviennent d’éventuelles classiques.

Un des plus beaux exemples récents est ce poulet asiatique, qui passe d’un teryaki japonais à un poulet Thaï au miel.

Nous servons habituellement du poulet teryaki en accompagnement lors de nos souper sushis. Comme nous avons l’habitude d’en faire plus que moins, nous sommes resté avec une bonne quantité de poulet. J’avais prévu les passer en lunch pour ma Capricieuse mais celle-ci réclamait un poulet plus sucré. C’est ainsi que j’eut l’idée de faire revenir le poulet dans le miel et le reste est venu naturellement.

Un succès à refaire!

————————-
Les ingrédients?

– Restant de haut de cuisse de poulet désossés et marinés et cuits dans une marinade teryaki commerciale (Souvenirs de Kobe, Choix du président pour être exact).
– 1 piment rouge en julienne
– 2 carottes en julienne
– 1 zuchinni en julienne
– 1 morceau de gingembre frais (moitié rapé – moitié en morceaux)
– 2 cuillères à soupe de miel
– 1 cuillère à soupe de graines de sésame
– 1 cuillère à soupe d’huile de sésame.
– Jus d’un demi citron

Au cas où vous aimeriez faire le poulet seul, voici la recette: Faire mariner le poulet 4 heures au frigo dans la marinade et faire cuire à 300 pendant 2 heures dans un plat allant au four, couvercle fermé.

Pour la préparation:

– Faire revenir les légumes avec l’huile de sésame à feu moyen-élevé jusqu’à encore croquants
– Ajouter le poulet Terriaki préalablement mariné et réduire le feu à moyen et ajouter le miel et les graines de sésame
– Servir seul ou avec du riz collant aussitôt le poulet chaud en ajoutant le jus de citron juste avant de servir.

Voilà! aussi simple que ça!

Bon appétit!