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Cabane à sucre au Pied de Cochon, oui je le veux.

Ça me tente jamais d’aller à la cabane à sucre…

Contrairement à la capricieuse qui y allait tous les ans à celle de son grand-père.

De plus, n’étant pas un adepte de tout ce qui est dans le sirop, je ne rêve jamais avec hâte au temps des sucres, comme la majorité des québécois. Mais quand un groupe de bloggeurs foodies nous a demandé si on voulait aller avec eux à la cabane à sucre du Pied de Cochon (PDC), j’ai pas eu le choix de dire oui… fallait absolument expérimenter ça!

Surtout qu’il faut se prendre littéralement 6 mois, voir 1 an à l’avance, pour avoir sa place à la cabane la plus convoitée au Québec. Mettons que de son côté, la Capricieuse était fébrile.

On nous avait bien averti que cette Cabane était dans la même lignée que le fameux restaurant Montréalais. C’est à dire qu’on devait s’attendre à des mets pas très orthodoxe et de l’excès, et de l’excès. Et bien, nous avons été servi!

Voici ce qui est sorti de la cuisine de la cabane de Martin Picard et Cie.

– Le salé

> Soupe aux pois avec morceaux de foie gras

Tout un départ! Mon plat préféré de tout le menu salé, je suis un maniaque de soupe aux pois. Autour de moi tout le monde hochait la tête d’approbation, cette soupe a fait l’unanimité.

> Oreilles de christ et salade épinard-romaine-jambon-fromage

Pas un fan des oreilles du sauveur catholique, mais la salade était excellente! La Capricieuse s’y est vautrée, oreilles en moins.

=.=

> Tourtière à la viande et ketchup aux tomates maison

Un extra de 10$ pour une demi tourtière, seul extra au 49$ dollars que vous coûterons votre visite à la cabane, sauf les breuvages bien sur. Mais quel extra! C’est un MUST! Cette tourtière est excellente.

On en prend une demie portion pour 4 à 8 personnes, ou une complète pour un plus grand groupe. Soyez raisonnable, sinon vous ne vous rendrez pas au dessert! Si vous l’aimez, n’hésitez pas à en acheter une pour emporter à la toute fin de votre repas.

Ce fût sans contredit le plat préféré de la capricieuse de tout notre repas. Elle en a même pu en manger 3 morceaux! Le sien, le 3/4 du mien et le dernier morceau de la table.

« Je mange pas de poisson, je peux avoir le dernier morceau? »

> Cretons maison

Super bons cretons mais pas de pain pour manger avec (quoi que des morceaux de pains avec tout ce repas auraient été superflus..) Un peu lourd tout seul pour le commun des mortels je crois, dommage car on a laissé derrière nous plusieurs « boules » non entamées. On aurait du prendre un doggy bag!

> Omelette à l’esturgeon fumé garni d’épaule de porc

Le poisson fumé était assez puissant merci! J’aurais aimé goûter l’omelette toute seule, mais si ça avait été le cas, elle n’aurait pas été digne du PDC alors on vit l’expérience ou pas! J’ai ajouté du sirop d’érable et c’était meilleur… et encore plus cochon! Je commence à entrer dans la moule!

Cette omelette n’a pas fait l’unanimité malheureusement, certains semblent avoir trouvé ce goût beaucoup trop intense, désagréable.

> Gravlax de saumon et oignons blancs servis avec crêpes de sarrasin

Ce que j’ai le moins aimé! Pas que ce n’était pas bon, mais le saumon goûtait, well, le bon saumon frais. Je n’ai pas vu de différence marquée avec un sashimi de saumon, mettons.

Par contre ce fût servi avec un side de délicieuses mini-crêpes au sarrasin que j’ai surtout utilisé pour manger les excellents cretons, faute de pain!

> Chou farci au homard, porc et foie gras sur lit de lentille.

Ce mets ne porte qu’un seul nom: DÉCADENCE! Copieux et excellent, digne de la folie de Martin Picard.

Mention spéciale au coulis de foie gras.

> Poulet à l’érable et fèves au lard

J’ai adoré! Fan fini de poulet à toutes les sauces, je n’en avais jamais goûté à l’érable et cette touche d’érable était juste assez subtile. Certains bloggeurs ont trouvé le poulet un peu sec, peut-être parce qu’ils ont pris du blanc? Je ne suis pas d’accord, mais puis qu’il faut être objectif, je rapporte les faits!

Les bines étaient vraiment succulentes et avec une touche de sirop, elles étaient encore meilleures. Je mentionne en passant que le sirop d’érable est vraiment excellent et la Capricieuse (qui ne jure que par celui de sa famille!) l’a bien aimé aussi.

=.=

> Langue de boeuf et céleri rave

Pas goûté, j’en ai déjà mangé et comme ce n’est pas mon met favoris, j’ai décidé de les sacrifier pour un peu plus de place pour le dessert :)

Sur ces photos vous voyez une des blogueuses immortaliser les assiettes. Est-ce qu’on vous a dit que notre groupe comportait 24 personnes dont presque autant de caméras? *Click Click Click*, tout passait sous les lentilles et tous attendaient patiemment pour prendre une photo et commencer à manger.

Heureusement tout le monde se dépêchait pour ne pas nuire à l’expérience gustative. Vous pensez qu’on avait l’air d’un cirque? Pas du tout, les autres tables ne semblaient du tout intéressées à nos activités… probablement obnubilés qu’ils étaient à regarder leur propre repas.

> Pattes de poulet frites et sauce BBQ

Probablement le seul plat qui a fait l’unanimité… de dégoût! Plate à dire un peu mais il n’y avait rien à gruger sur les os… et on s’entend, ça tombe vite sur le coeur lorsqu’on arrive dans les doigts. La sauce BBQ était bonne par exemple.

Si vous pensiez que c’était de l’excès? Je vous présente maintenant, les desserts!

– Le sucré

> Banana split avec crème glacée à l’érable, guimauves maison à l’érable, pacanes à l’érable, barbe à papa à l’érable.. et sauce à l’érable au chocolat

Le premier dessert se pose sur la table et la Capricieuse se jette sur la crème glacée…. et sur la barbe à papa, et sur les guimauves et sur… tellement de sucreries à l’érable qu’on en oublie presque les bananes. Un plat vraiment superbe autant pour les yeux que les papilles. Devant tous ces choix on ne sait plus par où commencer et qui n’aime pas être déboussolé par un dessert?

> Tire d’érable sur morceaux de glace

Cette petite palette vaut à elle même le détour vers St-Benoît de Mirabel! C’est sur qu’on aurait préféré en manger dehors, après le repas… mais on ne peut quand même pas inventer un banc de neige!

> Mille-feuilles à l’érable

Un autre plat qui mérite l’adjectif DÉCADENT! Imaginez après tout ce que nous avons manger, cette grosse brique de pâte, de crème, et de beurre d’érable qui se pose devant nous! C’est bien juste à la Cabane que ça passe ce genre d’excès et tant mieux, car on en profite :)

> Crêpes frites trempées dans le sirop

Hummmmmmm!! Je crois avoir entendu que ces crêpes avaient été frites dans le gras de canard! Tellement délicieuses que si on nous avait apporté un deuxième plat, je vous jure qu’elles auraient trouvé preneurs.

Maintenant que le dernier service est disparu, on ne veut qu’une seule chose… de l’air!

Dehors, on jase avec les autres pour savoir comment ils ont vécus leur expérience. On en profite pour se dégourdir les jambes avant de reprendre la route vers Montréal. Plusieurs on fait des achats, beurre d’érable ici, ketchup maison par-là, barbe à papa et tourtière… de notre côté nous sommes si plein que l’idée de rapporter quoi que ce soit est de trop.

(Et comme si je ne connaissais pas ma Capricieuse, le lendemain elle réclamerait sa barbe à papa et sa tourtière. Et bien, tant pis pour nous!)

La Capricieuse est conquise et dit à la blague qu’elle aimerait aller souper au Pied de Cochon ce soir-là… ouf! Même si son enthousiasme envers cette Cabane est contagieux, pas certain de mon côté que j’y retournerais à chaque année. Avec l’âge on s’en vient plus sage (hum!), mais surtout, on a de la misère avec les excès du genre! Je ne sais pas pourquoi mais j’ai comme un pressentiment que c’est mon ventre encore plein qui parle!

On gage combien que j’y retournerai? ;)

Je conseille à tous de vivre cette expérience, c’est certain! Même si la liste d’attente peut faire peur, ne vous laissez pas intimider. La cuisine de Martin Picard et de ses acolytes est un must à vivre au moins une fois dans sa vie.

Et voilà! Après en avoir rêvé durant des semaines… la journée s’est terminée.

Comme on dit, toute bonne chose a une fin!

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Cabane à sucre Au Pied de Cochon
11382, rang de la Fresnière,
St-Benoît de Mirabel
J7N 2R9

450 258-1732

À la croisée des chemins

C’est sur la route des épices que nous avons voyagé lors de notre récente visite au Laloux.

À l’occasion d’un événement très spécial, où nous avons eu la chance d’être invité, deux chefs ont réuni leurs efforts afin de créer un moment unique.

Une savoureuse célébration pour marquer l’arrivée de Seth Gabrielse aux cuisines.

Accompagnée d’une complice de longue date, la chef et restauratrice réputée Racha Bassoul, Seth Gabrielse nous a invité  à faire un voyage sur la route des épices. Pour l’occasion, un menu spécial, fortement influencé par Mme Bassoul, a été présenté aux quelques chanceux qui ont pu trouver place au 250, avenue des Pins Est.

Petit verre d’apéro en main, nous faisons connaissance avec les autres convives à notre table.  Les amuse-bouches arrivent et nous avons eu droit à trois petits plats dont de délicieux falafels, simples mais définitivement un des coups de coeurs de la soirée… ça partait plutôt bien le bal!

Lorsque la pastilla d’agneau confit (parfumé aux 7 épices, pommes caramélisées, servis avec une salade de persil et pomme grenade) est arrivée, mon amoureux et moi nous sommes tout de suite échangé un regard amusé. C’est que quelques semaines auparavant, le Capricieux a eu la chance de cuisiner avec Mme Bassoul aux Marmitons de Montréal et… la pastilla d’agneau faisait partie du menu!

Ce qui veut dire que nous avons la recette de cette petite merveille, gna! gna! (Malheureusement il n’a jamais fait le résumé de cette soirée avec Rachal Bassoul, mettez-lui de la pression pour l’avoir!)

Le Pot au Foie a beaucoup plu à toute notre tablée, autant par sa présentation originale et intrigante, que par les saveurs que nous allions découvrir.

Dans la théière se trouvait un bouillon parfumé et dans le tamis, au lieu du thé, se trouvait un délicieux morceau de foie gras.

Une belle découverte, mais le bouillon aurait gagné à être un petit peu plus chaud.

> Aiglefin, artichauts, lentilles Beluga tièdes, olives et lime.

=.=

> Succulente joue de veau braisée servie avec pignon, pita frit et yogourt à l’ail.

L’accord mets-vins a été vraiment apprécié et le service était très généreux.

Les chefs faisant la tournée pour saluer les convives et nous parler de leur expérience à quatre mains. Dans la salle à manger du Laloux, Seth Gabrielse semblait très à l’aise et visiblement heureux.

Ses yeux rieurs m’ont tout de suite charmés.

> Mille-feuille au Naboulsi et confiture de coing qui a aussi fait l’unanimité de notre tablée.

Ici tant les saveurs et les textures étaient, du moins pour moi, fascinantes. Du croustillant et feuilleté de la pâte à la texture mi-ferme du Naboulsi, qui lui est parsemé de graines de nigelle, au mélange salé et sucré obtenu par le fromage et la confiture… tout cela était vraiment étonnant et savoureux.

> Pudding de semoule, salade d’oranges, sirop de rose, pistache.

Et c’est totalement charmé, tant par le repas de nos hôtes, que par les rencontres que nous avons faites, que nous avons terminé notre soirée avec ces petites mignardises.

Un événement génial qui nous a donné envie de découvrir, dans un avenir rapproché, le Laloux de Seth Gabrielse. Car il faut le dire, cette délicieuse route des épices nous a laissé un peu en suspend.

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Le restaurant Laloux, Bistro
250, avenue des Pins Est
Montréal
H2W 1P3

514 287-9127

> Vous aimerez peut-être voir le compte-rendu que nous avions fait pour le petit frère du Laloux, le bar à vin Pop!

Comme un poisson dans l’eau

La première fois que j’ai eu cette sensation indescriptible, celle d’être autant à ma place, c’est à Calgary.

Une bonne soirée une amie connaissant mon intérêt pour la cuisine m’a généreusement proposé de visiter la cuisine du restaurant familial.

Vous dire le feeling ressenti devant ces grands espaces où l’on devinait l’action de la soirée qui venait de ce terminer. Je pouvais m’y voir prendre place derrière les fourneaux! Oh le plaisir d’avoir TOUT à porté de mains, et que dire des espaces de travail immenses, des appareils et outils professionnels! Juste assez pour avoir spontanément envie d’y inventer de nouvelles recettes, vivre le plaisir de s’y lancer sans même devoir ce soucier s’il manquera quelque chose en cours de route. Pouvoir se lancer en plein processus de création et oublier tout le reste.

Ma soirée d’hier n’a fait que confirmer ce que je craignais depuis longtemps…lorsque l’on deviendra propriétaire, la cuisine va coûter cher en *$&%?*%.

Donc, ce samedi, je participais à ma première soirée avec les Marmitons de Montréal. Le concept des Marmitons est de se regrouper entre hommes pour cuisiner sous la supervision d’un grand chef. Pourquoi il n’y a pas de femmes dans cette organisation? Tradition oblige! Par contre les conjointes des marmitons sont invitées quelques fois par année à venir déguster ce que leurs zommes ont préparé. [Question d’éviter les divorces et de se garder quelques points pour les playoffs!]

Comment faire pour devenir un Marmiton?

Il faut être invité 3 fois par un des membres afin d’être accepté comme Marmiton! Il s’agit d’un cercle assez fermé, mais quand même accessible si vous connaissez un membre.

Alors, je me suis retrouvé dans mon élément samedi après-midi dans la méga cuisine d’une école d’hôtellerie qui avait été louée pour l’occasion…que c’était beau! Des chaudrons partout, des immenses hottes et des ronds de poêle au gaz à perte de vue…moment d’extase!

Pour ma première visite et la première soirée de la saison des marmitons montréalais, le chef invité était Alexandre Gosselin, chef et copropriétaire du restaurant Bar et Boeuf de Montréal. D’ailleurs vous pouvez lire une courte biographie sur le site de son restaurant.

Le menu qu’il a élaboré pour la soirée est le suivant:

  • Salade de tomates cerise heirloom, jeunes fèves de soya, noix de pin, balsamique blanc, espuma au mozarella di buffala.
  • Foie gras de canard poché au vin rouge épicé, purée de dattes meedjols, orange amère et pain d’épices.
  • Sur une purée de courge butternut/marron, éclats de noisette, champignons de saison, moussante à la truffe.
  • Granité au vin rouge épicé et foie gras.
  • Ris de veau et pétoncles rôties crousti-fondant, purée de pois chiche aux zaatar, vinaigrette vierge au chorizo/sirop d’érable/mangue.
  • Pannacotta à la vanille Bourbon, sirop basilic et fruit de la passion.

J’en connais déjà une couple qui salivent à la lecture de cet attirant menu…Mais ce ne fût pas le cas pour moi!

Je m’explique, malgré que j’aime pas mal tout ce qui se fait comme cuisine, j’ai toujours eu de la misère avec le foie gras. Demandez moi pas pourquoi…je ne sais pas…Et du ris de veau? COME ON!! il y a une raison pourquoi j’en ai jamais mangé!! Et en plus le pannacotta n’est vraiment pas mon dessert favori…

> bon départ pour une recrue n’est-ce pas?

On se retrousse les manches et on se dit que le but est de cuisiner avec des gens qui sont aussi passionnés que soi-même et que peut-être on va être surpris du résultat.

Pour cuisiner les 5 plats, nous avons été séparés en 5 équipes de 5.

Notre équipe fût chargée de la purée de courge butternut et cie, ma première impression? [En plus on pogne la plat du menu qui a l’air le moins intéressant coté culinaire!!]

J’ai été chargé d’enlever la tite peau qui reste sur les noisettes, ça semble futile mais c’est quand même le fun quand tu sais que ce que tu fais, malgré sa simplicité, aide ton équipe à réussir un plat!

Petite parenthèse, nous avons reçu notre premier verre d’alcool alors que nous n’avions même pas encore tous nos ingrédients sur nos jolies tables en acier inoxydable, une vraie affaire de gars tu dis? Tout ce qui manque au concept serait des télés dans les cuisines avec des matchs de la NFL…

Je ne vous raconterai pas toutes les étapes de la confection de notre plat (soit la purée de courge butternut/marron, éclats de noisette, etc), parce que ça serait trop long! [lire ici que je veux reproduire chez-nous et que je veux garder une certaine exclusivité!!] mais le résultat fût surprenant: une purée parfaitement homogène, garni de 4 variétés de champignons sautés, suivi de mes parfaites noisettes et de la mousse à la truffe.

Verdict du plat qui semblait le plus « ordinaire » de la soirée (selon ma première impression)??

O.M.F.G!

Traduction: Out of this world! [ok, c’est pas vraiment la traduction, mais je pouvais juste pas l’écrire.] Toute la subtilité dans la simplicité, je fût très impressionné.

Les autres plats faits par nos confrères étaient tout aussi bons et l’accord mets-vin fabuleux. Et il est arrivé quoi au foie gras et au ris de veau?? Les deux ont un nouveau fan, à vie probablement! Ils devront dire merci au chef pour ça! Et le pannacotta avec fruit de la passion et sirop de basilic ne laissait pas sa place non plus: À essayer à la maison très bientôt.

Petite cerise sur le sundae: lors du debriefing fait par le chef à la fin de la soirée, quelqu’un a demandé quel était le plat le mieux réalisé selon lui… je vous donne dans le mille: ce fût notre purée de courge!

J’ai vraiment adoré mon expérience et j’attend avec impatience la venue du deuxième événement.

Merci à Stéphan pour l’invitation!