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Café de course!

En entrant au Café Myriade, première impression: maudit que ça sent bon!

J’ai commencé à boire du café assez tard dans ma vie, j’avais 31 ans je pense. Mais j’ai toujours aimé l’odeur du café, surtout le matin, sauf que les cafés filtres avec full lait et sucre dedans ne m’ont jamais paru très appétissants. La Capricieuse, quand à elle, est une grande fan depuis déjà longtemps.

Ce n’est qu’il y a quelques années que je me suis intéressé au café, aux espresso plus précisément, sans sucre et sans lait, évidemment, fallait que je commence par la base! Après, j’ai « évolué » aux allongés et étant un amateur de chocolat chaud, aux cafés moka…hummmmm.

Même si j’ai parfois mal au coeur après un grandé non-fat moka avec whip cream (ok, un peu paradoxal), j’en reprend toujours.

=.=

Pourquoi je vous raconte mon histoire jusqu’au Moka?

Parce que c’est ce que j’ai pris au Café Myriade la première fois que j’y suis allé et qu’il était tout simplement divin. De la présentation (si vous buvez délicatement, le dessin fait avec le lait sur le dessus va demeuré jusqu’au fond de la tasse :D), en passant par la température parfaite du breuvage et pour finir par le goût exquis du café et du chocolat bien entendu!

Les dessins fait sur les cafés avec le lait chaud ont un terme plus technique, le Latte Art, on aime la petite touche personnalisée que ça ajoute à notre tasse.

=.=

Un des  propriétaires du café, le sympathique Anthony Benda, a d’ailleurs gagné plusieurs prix en tant que barista. Il a terminé dans les 3 meilleurs au Canada de 2007 à 2009!! On voit qu’il affiche fièrement, et avec raison, les récompenses reçues au cours des années.

En passant, le mot barista, pour ceux qui ne le savent pas est un mot dérivé de barman! Il désigne les gens qui prépare votre espresso… par contre cette appellation insinue aussi que vous posséder une grande connaissance de votre produit de A à Z, ce qui n’est pas toujours le cas dans les grandes chaînes de cafés…

=.=

Le café Myriade est situé sur la rue MacKay entre Ste-Catherine et de Maisonneuve, dans un petit local oui, mais très chaleureux. L’été une terrasse vient agrémenter le tout. Coté décor, simple mais aussi réconfortant qu’un café moka ;)

Bonne dégustation!

Café Myriade
1432 Rue Mackay
Montréal
H3G 2H7

(514) 939-1717

M comme Geoff

Il y a quelques temps, le 23 novembre dernier pour être précis, nous avons reçu un courriel d’une entreprise de relation publique.

On nous demande si nous voulons participer à une dégustation de la nouvelle Molson M et possibilité de discuter avec Geoff Molson de la dite bière. L’invitation est pour le lendemain de 16h30 à 17h30 à la cage au sport du Centre Bell.

Ok! Pourquoi pas!

La Capricieuse, qui est une plus grande connaisseure et amateure de bière que moi, ne peut y aller alors c’est le Capricieux, buveur de drink de fille sucré, qui se présentera le lendemain à la dite dégustation.

Cette journée-là j’avais un meeting à Laval en après-midi, donc loin du centre-ville.

– 16h15, je quitte l’île Jésus…d’après moi je vais être en retard! Mais bon, je me dis aussi que personne ne va remarquer le gars en retard, le gars qui connaît pas trop la bière, à travers tout un groupe de connaisseurs concentrés à discuter de la nouvelle Molson.

Malgré mon retard, je décide d’arrêter chez moi pour m’habiller un peu plus propre. En passant à la course à coté de la table de la cuisine, j’aperçois du coin de l’oeil les cartes d’affaires des 2capricieux et je me rappelle que ma blonde m’a dit d’en prendre. Bah! J’ai pas le temps, et qui va me demander ça là-bas anyway.

– 17h, je suis sur avenue du Parc, mon cell sonne, c’est un des gars de la compagnie de R.P. qui me demande si je viens toujours.

«Oui, oui, désolé du retard, mais je suis en route».

Dans ma tête:

«Il est donc ben motivé et soucieux pour son client lui, appeler toute sa liste d’invités comme ça!»

– 17h10, cellulaire qui sonne encore…voyons, c’est le gars motivé de tantôt encore!

«j’arrive, je viens de me stationner en face du Wand… euh, sur de la montagne!»

Il m’attend à la porte de la cage au sport, que je pense fermée à cause de l’événement en question…

– 17h15, (ça fini à 17h30 :() j’entre enfin pour je me rends compte que non, la cage est pas fermée, c’est la clientèle habituelle d’avant-match.

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C’est que l’événement a lieu au pallier inférieur de la cage. J’avance vers le fond du local et il reste une place à la table réservée pour la dégustation de Molson M qui compte… 9 personnes! Pas 26!! 9 dont Geoff Molson, la brasseure Karine Brunelle, la responsable du branding pour la M, deux autres blogueurs, les représentants de la compagnie de relation publique et un sommelier…

Bravo! 1re gaffe de la soirée: j’aurais pas du arriver en retard!

Je suis super gêné lorsqu’on me présente tout le monde, moi qui pensait passer inaperçu, c’est raté! On me sert illico une pinte de Molson M et j’y goûte immédiatement… Aaaahh ça fait du bien, on relaxe.

Avant de vous donner mes impressions sur la M, je vous rappelle que je ne suis pas un grand connaisseur/amateur de bière mais quand j’en bois, c’est habituellement de la lager. Alors, lorsqu’on me demande mes impressions (gardez en tête que Geoff Molson est en face de moi et  écoute la discussion), je dis:

«Moi ce que j’aime pas de la bière, c’est l’arrière goût et celle-ci en a presque pas! Quand je bois de la bière la plupart du temps c’est des lagers parce qu’il y a moins d’amertume… comme genre, la Labatt Bleue!»

Ouch! 2e gaffe de la soirée, en présence de Geoff Molson, je parle de LABATT Bleue

C’est déjà gênant de dire que je bois de la Bleue (en plus je ne bois pas QUE de la Bleue, tsé!!)… fallait que je dise ça direct à  M. Molson!

Vite! J’essaie de me rattraper en disant que je bois aussi de la Corona (distribuée par Molson, ouf). Pas sur sur que ça ait fonctionné par exemple!

Un peu plus tard, M. Molson me demande ce que je fais dans la vie. Je passe vite les détails de ma vraie job et je m’attarde à parler de notre blogue et je pars: Critiques et récits de nos sorties restos, recettes, événements. Je parle de notre soirée chez Molson avec le chef Ian Perreault pour la dégustation de la Richard’s Dark, bla bla bla…  et attention – jamais 2 sans  3 – la 3e gaffe s’en vient (dans le fond elle était déjà faite, on me l’avait juste pas dit… j’allais le réaliser à l’instant!)

Geoff Molson: « Ça semble vraiment intéressant votre blogue, est-ce que je peux avoir ta carte d’affaire?»

CALICE! J’aurais-tu dû prendre les cartes sur la table quand je suis passé chez-nous, oui?!! (là j’entendais la Capricieuse me dire: Je te l’avais bien dit!)

Plus tard dans la soirée j’ai discuté avec la brasseure, qui, soit dit en passant, est graduée de la Polytechnique (LA meilleure école de génie canadienne, une autre histoire ;) ). J’ai eu le droit à l’explication complète du processus de fabrication de la bière en général en plus des particularités du brassage de la M. C’était fort intéressant et j’en ai beaucoup appris. En gros, le processus de microgazéification permet d’injecter dans la bière des plus petites bulles de CO2 et le tout se fait plus rapidement également.

Avant de partir, M. Molson nous a autographié une bouteille avec la date de l’événement! (Et quelqu’un a ouvert ma bouteille durant un événement 2Capricieux, snif snif!)

Si j’ai hésité longtemps avant de sortir ce billet, c’est que je ne pense pas avoir les connaissances requise pour faire une bonne évaluation de la M… autre que sa légèreté et son absence d’arrière goût.

Mais étant donné que j’ai vraiment apprécié le temps passé avec Monsieur Molson et ma conversation avec Karine Brunelle, je me suis dis que mieux vaut tard que jamais.. et voici ma petite anecdote de la fois où j’ai essayé la Molson M!

À vous de voir si vous voulez en faire l’essai à votre tour!

Cabane à sucre au Pied de Cochon, oui je le veux.

Ça me tente jamais d’aller à la cabane à sucre…

Contrairement à la capricieuse qui y allait tous les ans à celle de son grand-père.

De plus, n’étant pas un adepte de tout ce qui est dans le sirop, je ne rêve jamais avec hâte au temps des sucres, comme la majorité des québécois. Mais quand un groupe de bloggeurs foodies nous a demandé si on voulait aller avec eux à la cabane à sucre du Pied de Cochon (PDC), j’ai pas eu le choix de dire oui… fallait absolument expérimenter ça!

Surtout qu’il faut se prendre littéralement 6 mois, voir 1 an à l’avance, pour avoir sa place à la cabane la plus convoitée au Québec. Mettons que de son côté, la Capricieuse était fébrile.

On nous avait bien averti que cette Cabane était dans la même lignée que le fameux restaurant Montréalais. C’est à dire qu’on devait s’attendre à des mets pas très orthodoxe et de l’excès, et de l’excès. Et bien, nous avons été servi!

Voici ce qui est sorti de la cuisine de la cabane de Martin Picard et Cie.

– Le salé

> Soupe aux pois avec morceaux de foie gras

Tout un départ! Mon plat préféré de tout le menu salé, je suis un maniaque de soupe aux pois. Autour de moi tout le monde hochait la tête d’approbation, cette soupe a fait l’unanimité.

> Oreilles de christ et salade épinard-romaine-jambon-fromage

Pas un fan des oreilles du sauveur catholique, mais la salade était excellente! La Capricieuse s’y est vautrée, oreilles en moins.

=.=

> Tourtière à la viande et ketchup aux tomates maison

Un extra de 10$ pour une demi tourtière, seul extra au 49$ dollars que vous coûterons votre visite à la cabane, sauf les breuvages bien sur. Mais quel extra! C’est un MUST! Cette tourtière est excellente.

On en prend une demie portion pour 4 à 8 personnes, ou une complète pour un plus grand groupe. Soyez raisonnable, sinon vous ne vous rendrez pas au dessert! Si vous l’aimez, n’hésitez pas à en acheter une pour emporter à la toute fin de votre repas.

Ce fût sans contredit le plat préféré de la capricieuse de tout notre repas. Elle en a même pu en manger 3 morceaux! Le sien, le 3/4 du mien et le dernier morceau de la table.

« Je mange pas de poisson, je peux avoir le dernier morceau? »

> Cretons maison

Super bons cretons mais pas de pain pour manger avec (quoi que des morceaux de pains avec tout ce repas auraient été superflus..) Un peu lourd tout seul pour le commun des mortels je crois, dommage car on a laissé derrière nous plusieurs « boules » non entamées. On aurait du prendre un doggy bag!

> Omelette à l’esturgeon fumé garni d’épaule de porc

Le poisson fumé était assez puissant merci! J’aurais aimé goûter l’omelette toute seule, mais si ça avait été le cas, elle n’aurait pas été digne du PDC alors on vit l’expérience ou pas! J’ai ajouté du sirop d’érable et c’était meilleur… et encore plus cochon! Je commence à entrer dans la moule!

Cette omelette n’a pas fait l’unanimité malheureusement, certains semblent avoir trouvé ce goût beaucoup trop intense, désagréable.

> Gravlax de saumon et oignons blancs servis avec crêpes de sarrasin

Ce que j’ai le moins aimé! Pas que ce n’était pas bon, mais le saumon goûtait, well, le bon saumon frais. Je n’ai pas vu de différence marquée avec un sashimi de saumon, mettons.

Par contre ce fût servi avec un side de délicieuses mini-crêpes au sarrasin que j’ai surtout utilisé pour manger les excellents cretons, faute de pain!

> Chou farci au homard, porc et foie gras sur lit de lentille.

Ce mets ne porte qu’un seul nom: DÉCADENCE! Copieux et excellent, digne de la folie de Martin Picard.

Mention spéciale au coulis de foie gras.

> Poulet à l’érable et fèves au lard

J’ai adoré! Fan fini de poulet à toutes les sauces, je n’en avais jamais goûté à l’érable et cette touche d’érable était juste assez subtile. Certains bloggeurs ont trouvé le poulet un peu sec, peut-être parce qu’ils ont pris du blanc? Je ne suis pas d’accord, mais puis qu’il faut être objectif, je rapporte les faits!

Les bines étaient vraiment succulentes et avec une touche de sirop, elles étaient encore meilleures. Je mentionne en passant que le sirop d’érable est vraiment excellent et la Capricieuse (qui ne jure que par celui de sa famille!) l’a bien aimé aussi.

=.=

> Langue de boeuf et céleri rave

Pas goûté, j’en ai déjà mangé et comme ce n’est pas mon met favoris, j’ai décidé de les sacrifier pour un peu plus de place pour le dessert :)

Sur ces photos vous voyez une des blogueuses immortaliser les assiettes. Est-ce qu’on vous a dit que notre groupe comportait 24 personnes dont presque autant de caméras? *Click Click Click*, tout passait sous les lentilles et tous attendaient patiemment pour prendre une photo et commencer à manger.

Heureusement tout le monde se dépêchait pour ne pas nuire à l’expérience gustative. Vous pensez qu’on avait l’air d’un cirque? Pas du tout, les autres tables ne semblaient du tout intéressées à nos activités… probablement obnubilés qu’ils étaient à regarder leur propre repas.

> Pattes de poulet frites et sauce BBQ

Probablement le seul plat qui a fait l’unanimité… de dégoût! Plate à dire un peu mais il n’y avait rien à gruger sur les os… et on s’entend, ça tombe vite sur le coeur lorsqu’on arrive dans les doigts. La sauce BBQ était bonne par exemple.

Si vous pensiez que c’était de l’excès? Je vous présente maintenant, les desserts!

– Le sucré

> Banana split avec crème glacée à l’érable, guimauves maison à l’érable, pacanes à l’érable, barbe à papa à l’érable.. et sauce à l’érable au chocolat

Le premier dessert se pose sur la table et la Capricieuse se jette sur la crème glacée…. et sur la barbe à papa, et sur les guimauves et sur… tellement de sucreries à l’érable qu’on en oublie presque les bananes. Un plat vraiment superbe autant pour les yeux que les papilles. Devant tous ces choix on ne sait plus par où commencer et qui n’aime pas être déboussolé par un dessert?

> Tire d’érable sur morceaux de glace

Cette petite palette vaut à elle même le détour vers St-Benoît de Mirabel! C’est sur qu’on aurait préféré en manger dehors, après le repas… mais on ne peut quand même pas inventer un banc de neige!

> Mille-feuilles à l’érable

Un autre plat qui mérite l’adjectif DÉCADENT! Imaginez après tout ce que nous avons manger, cette grosse brique de pâte, de crème, et de beurre d’érable qui se pose devant nous! C’est bien juste à la Cabane que ça passe ce genre d’excès et tant mieux, car on en profite :)

> Crêpes frites trempées dans le sirop

Hummmmmmm!! Je crois avoir entendu que ces crêpes avaient été frites dans le gras de canard! Tellement délicieuses que si on nous avait apporté un deuxième plat, je vous jure qu’elles auraient trouvé preneurs.

Maintenant que le dernier service est disparu, on ne veut qu’une seule chose… de l’air!

Dehors, on jase avec les autres pour savoir comment ils ont vécus leur expérience. On en profite pour se dégourdir les jambes avant de reprendre la route vers Montréal. Plusieurs on fait des achats, beurre d’érable ici, ketchup maison par-là, barbe à papa et tourtière… de notre côté nous sommes si plein que l’idée de rapporter quoi que ce soit est de trop.

(Et comme si je ne connaissais pas ma Capricieuse, le lendemain elle réclamerait sa barbe à papa et sa tourtière. Et bien, tant pis pour nous!)

La Capricieuse est conquise et dit à la blague qu’elle aimerait aller souper au Pied de Cochon ce soir-là… ouf! Même si son enthousiasme envers cette Cabane est contagieux, pas certain de mon côté que j’y retournerais à chaque année. Avec l’âge on s’en vient plus sage (hum!), mais surtout, on a de la misère avec les excès du genre! Je ne sais pas pourquoi mais j’ai comme un pressentiment que c’est mon ventre encore plein qui parle!

On gage combien que j’y retournerai? ;)

Je conseille à tous de vivre cette expérience, c’est certain! Même si la liste d’attente peut faire peur, ne vous laissez pas intimider. La cuisine de Martin Picard et de ses acolytes est un must à vivre au moins une fois dans sa vie.

Et voilà! Après en avoir rêvé durant des semaines… la journée s’est terminée.

Comme on dit, toute bonne chose a une fin!

——–

Cabane à sucre Au Pied de Cochon
11382, rang de la Fresnière,
St-Benoît de Mirabel
J7N 2R9

450 258-1732

Inscriptions du souper 2Capricieux!

Avez-vous vu notre annonce de la soirée 2Capricieux?

Et bien, les inscriptions vont bon train!

Tellement qu’on peut vous dire déjà que les 3 soirs sont presque déjà tous bookés! Voici un p’tit update:

Le samedi 6 février est pas mal complet! Pour le vendredi 12 février et samedi 13, il ne reste que quelques places encore (environ 4 par soir seulement!).

Nous avons reçu en moins de 24h…

85 réservations!!

Merci de votre enthousiasme!

Continuez de vous inscrire et lorsque la limite sera atteint, nous ferons une liste d’attente au cas où il y aurait des cancellations. N’oubliez pas que si vous avez des questions vous pouvez aussi  nous écrire à notre adresse courriel: 2capricieux (@) gmail.com

Mise à jour importante!

Une petite mise à jour pour vous dire que toutes les soirées affichent maintenant « plus que complet » puisque nous sommes maintenant rendu à 110 invités (sur possibilité de..100!)

Si vous n’avez pas eu le temps de faire votre réservation, vous pouvez toujours vous placer sur la liste d’attente en faisant votre inscription de la même façon, soit en cliquant ici

Nous enverrons dès demain un courriel vous mentionnant quel soir nous vous avons attribué, le choix fût bien sur fait en tenant compte de vos disponibilités, des demandes spéciales et des autres convives  prévus cette soirée.

Tout un casse-tête on vous le dit!

Mais… nous avons vraiment hâte de vous recevoir! :D

Dans la cuisine de Jérôme Ferrer

Pour notre première visite à l’un des restaurants de Jérôme Ferrer, nous avons décidé de manger littéralement… dans sa cuisine!

Je m’explique, il est possible dans plusieurs restaurants de manger à la « table du chef ». Souvent situées très près des cuisines, quand ce n’est pas directement dedans, les tables de chef sont un concept vraiment original et passionnant si vous êtes intéressés par le behind the scene des restaurants.

En plus de voir les cuisiniers à l’oeuvre, vous serez traités aux petits oignons et aurez la chance de parler directement avec le chef. Le plus cool c’est que ça ne coûte rien de plus que de le demander lors de votre réservation.

Dès notre arrivée à l’Europea, on nous fait faire une visite du restaurant en nous racontant toutes sortes d’anecdotes. On entre dans les cuisines, on salut les chefs derrière les fourneaux et on se sent assez privilégié de s’asseoir tout prêt de l’action pour toute la durée du repas. Seule petit hic, la table du chef de l’Europea est un peu en retrait de la cuisine alors tous les convives n’ont pas la chance d’épier Jérôme Ferrer à l’oeuvre.

Une fois l’apéro en main, c’est le temps de s’attarder au menu!

Question d’être raisonnable un peu (oui, oui!), j’avais décidé d’opter pour le menu découverte, un cinq services. Mais le couple d’amis qui nous accompagnait décida d’y aller pour le menu dégustation, un 9 services… est-ce que je pouvais ne pas suivre? Oh que non!

Toute une aventure gastronomique débuta alors… à noter que la Capricieuse avait décidé de prendre le menu à la carte étant donné qu’il y avait trop de poissons/fruits de mer (selon elle!!) dans le menu dégustation.

++

1- Pré-mise en bouche

Crevette enrobée de coconut, popsicle parmesan-chèvre et basilic

Ce fût suivi d’un bouillon-émulsion au boeuf je crois, avec un succulent morceau de truffe le tout servi dans une coquille d’oeuf, beau recyclage!!

2- Mise en bouche: Cappuccino de crème de homard et copeaux de truffes

Tout à fait irrésistible, servi comme un café avec sa mousse et tout… un délicieux bouillon qu’on veut étirer le plus possible tellement c’est bon! Juste cette mise en bouche aurait pu faire notre soirée et je ne niaise pas.

Les plats suivants ont tous des formats entrées:

3- Pétoncles Princesse des Côtes du Nord et ris de veau. Panais et chou Pak-choï à l’étuvé. Velouté au vin jaune du Jura.

Pas le temps de les prendre en photos, qu’elles sont engouffrées… ça veut tout dire!

4- Tataki de thon au citron, main de Bouddha et kumquat, vermicelles de légumes croquants au Tamari.

5- Filet de bar cuit sur peau, feuilles de laitue de riz pochées, beurre blanc à la gousse de vanille fraîche de Tahiti, caviar d’esturgeon d’Abitibi-Témiscamingue, mousseline de topinambours. [Reprendre son souffle ici]

6- Cromesquis de foie gras, servit comme un cigare

La présentation était des plus géniales, on dépose les cigares devant nous et dans la cuillère, une pastille. Puis un serveur s’approche et verse de l’eau chaude sur notre pastille… celle-ci se met alors à grandir pour devenir… une débarbouillette!

7a- Poulet de Cornouailles en cocotte à l’infusion de Galanga, cheveux d’ange aux shiitakés : on vient vous montrer votre poulet une fois cuit dans sa cocotte!!

7b- Cannelloni de cuisse en confit et saupiquet en deux temps: également fait avec le poulet de Cornouailles présenté quelques minutes avant. Oups, encore oublié de prendre une photo!

8- Raviole fraîche à la ricotta, écume de porcini, champignon portobello grillé, jus de truffe blanche.

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9- Short ribs de bœuf Kobé façon smoked meat, crousti-fondant de légumes racines BBQ

Ouin, le cigare au foie gras vient de se faire battre au niveau de la présentation… ce plat arrive dans un dôme en verre enfumé et les serveurs enlèvent les dômes de tous les convives en même temps! Une brume aux odeurs du plat se dissipe devant vous! WOW!

10- Plateau de fromages affinés d’ici et d’ailleurs.

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Petite parenthèse ici pour présenter les plats de la Capricieuse

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Donc la Capricieuse a pris ses assiettes dans le menu à la carte

En entrée: quelques feuilles de mesclun et fines herbes, vinaigrette perlée aux chicoutais, servie dans une couronne de parmesan (que vous voyez en pile dans des plats, sur la photo en haut à gauche).

Même si ce n’est qu’une salade (dixit le gars), c’était immense, je crois que ça lui a pris 3 services avant de finir de la manger!

Puis elle a choisi le cerf de Boileau grillé et piqué au vieux cheddar, pôelée de champignons sauvages de l’Ouest canadien et pommes de terre rattes. (D’ailleurs nous voyons M. Ferrer faire son plat dans la toute première photo de ce billet!)

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– Ici on roule déjà à terre et on en profite pour prendre un p’tite pause..

… de toute façon c’est bientôt fini non?

Oh que non, passe aux desserts!

11- Granité aux fruits avec coulis dans une pipette!

On a tous gardé nos seringues en souvenir… mais de notre côté on les a déjà égarées, lol!

12- Parfait glacé au citron et sabayon du Verger.

13- Gourmandises et friandises par excès (excès n’est pas le mot…)

Les femmes étaient vraiment excitées de tous ces desserts! Guimauves à l’érable, macarons, nougat et  biscuits à la pistache… la table débordait de sucreries!

14- Ici vous voyez de la barbe à papa (que la Capricieuse a quasiment mangé à elle seule!!)

15- …mais surtout, des mini-madeleines qui sortait du four… vraiment succulentes, trop succulentes même après tout ce qu’on avait mangé hahaha!

16- Crème brûlée, et autres desserts.. (ici ont était rendu assez pompette, pardonnez ma mémoire qui fait défaut!)

17- eeuuh assortiment de chocolats pour se sucrer le bec, (attend quoi c’était déjà fait le sucrage de bec? woups!)

18- Finalement de petits bonbons pour la route, dans le plat vide c’était des caramels mous à la fleur de sel, un hit!

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Après avoir vu tous nos plats, vous trouvez que la Capricieuse fait pitié avec son entrée de salade et son boeuf? Eh bien détrompez-vous! Pour plus de la moitié des services mentionnés ci-haut… madame eue droit à son assiette également! Oui, tous les desserts, mises en bouches et même quelques mets salés et ce sans frais supplémentaires! (Quelqu’un a fait un bon deal sur notre bras!)

Comme vous le voyez, Europea a été toute une expérience de saveurs, goûts et de présentation. Nous avons eu un plaisir fou à déguster et à attendre pour voir ce qui s’en venait par la suite! La Capricieuse parle encore des mignardises, des chocolats, des bonbons, du dessert, du pré-dessert, du pré-pré dessert, du post-dessert, alouette!… mettons qu’elle a une dent assez sucrée déjà en partant, elle a été servie!

Clou du spectacle? Les dames ont reçu un gâteau quatre-quarts dans un sac Europea pour emporter! Les gars, eux, ont reçu… la facture! ;)

Finalement, Jérôme Ferrer et son équipe nous ont fait vivre toute une soirée et on se promet d’y retourner un jour, mais cette fois.. d’être plus sage sur la quantité!

yeah right!

Europea
1227, de la Montagne
Montréal
H3G 1Z2

514 398-9229

Le dernier coup fumant du plateau!

Lors de ma 3e participation aux Marmitons de Mtl, nous avions eu l’honneur de cuisiner avec le chef Maksim Morin.

Le chef, anciennement du Joe Beef, nous avait mentionné qu’il était sur le point d’ouvrir son propre restaurant, Le Chien Fumant.

Et bien l’ouverture a finalement eu lieu le 19 décembre! Les Capricieux, toujours anxieux d’essayer un nouvel endroit, se sont rendu le 20 décembre et ont vécu la 2e soirée de l’existence de ce tout nouveau resto du plateau.

Commençons par le début… Tout d’abord on aperçoit au loin le resto qui fait le coin des rues de Lanaudière et Gilford (ancien emplacement du resto Le Diner). On aime déjà les grandes vitres qui laissent entrevoir, de la rue, les chefs derrières les fourneaux en train de se préparer pour l’arrivée des premiers clients.

On cherche un peu l’entrée du resto, une grosse porte de métal (qui n’est pas vitrée alors vous allez vous demander si c’est vraiment par-là qu’on entre!) nous donne l’impression d’arriver backstore dans pub anglais. On place nos manteaux dans une superbe armoire de bois massif puis on remarque les armoiries:

Vaut mieux la tête d’un chien, que la queue d’un lion.

Déjà, le ton est donné.

À notre accueil, on nous demande si on désire une table ou manger au bar…

Est-ce que vous mangez au bar des fois? Nous le plus souvent possible, on adore!

On aime la proximité que cela nous donne avec les cuisines et lorsque que celle-ci est  à aire ouverte, c’est toujours plaisant de voir le chef et son équipe à l’œuvre.

Alors attablés au bar, nous avons été plus que bien servis par Dave qui a jasé avec nous pas mal toute la soirée, nous racontant des anecdotes survenues lors des rénovations et nous parlant des divers drinks qu’il entend servir au restaurant. Un vrai passionné, tout comme le reste de l’équipe qui est venu tour à tour nous jaser… nous nous sentions comme des habitués de la place!

Nous avons commencé notre soirée en goûtant à un drink (je ne me souviens plus du nom!) mais qui était  à base de citron frais pressé et de Prosecco servi dans une coupe style Marie Antoinette. Festif!

En passant, vous allez trouver très originale la façon que sont installées les bouteilles du bar pour sauver de l’espace!

Vous voulez entendre parler de la bouffe, on y arrive justement!

Bien que je n’avais pas passé tant de temps que ça avec le chef lors de sa présence aux marmitons, j’avais une bonne idée de son style de cuisine. C’est à dire, une cuisine très « homey » à partir de produits frais, pour la plupart locaux, des herbes, des épices, des légumes et des bonnes pièces de viandes!

Ses plats sont simples mais recherchés et définitivement teintés de sa touche à lui…  et attendez de voir les présentations!

Oubliez les traces de coulis ou de réduction sur le contour de votre plat, pas besoin de faire glisser votre fourchette aux quatre coins de votre assiette pour avoir une particule de saveur de chaque ingrédient… les assiettes arrivent, imposantes et appétissantes!

La simplicité est tellement sous-estimée… mais certainement pas ici et ça fait du bien!

En ces temps froids, bien que la présentation des plats soit rafraîchissante, le menu du chien fumant est plutôt réconfortant. On a l’impression de manger la bouffe de notre grand-mère, cuisinée par le chef d’un resto 5 étoiles, mais dans une ambiance de souper chez des amis.

Ok, on beurre épais, mais allez-y et vous allez voir!!

Voici les plats qu’on a dégustés:

Les entrées:

1- Soupe légumes et queue de bœuf: Des gros morceaux de patates et de carottes, un bouillon, des herbes fraîches sur le dessus et un gros os de bœuf avec encore de la viande autour qu’on mange sans gêne avec nos doigts!


2- Ravioles de veau, comme une blanquette: de gros ravioles de pâtes fraîches maison avec l’intérieur entre autre de la cervelle de veau.. tellement tendre! La sauce était crémeuse à souhait et parsemée de p’tits oignons. C’était assez généreux comme portion!

Plats principaux:

3- Poulet de Cornouaille à la Nivernaise: Cuisses de poulet cuites dans un mélange de tomates, olives et autres légumes. La poitrine, quant à elle, était rôtie dans la poêle et pour couvrir le tout, une sauce à la Nivernaise (ressemble à une sauce hollandaise) aux gros escargots.

4- Longe d’agneau en croûte: le nom dit tout, une longe d’agneau en croûte, style wellington. Ce fût servi avec une sauce, des oignons confits, une purée de pommes de terre et une salade de céleri rave.

Dessert:

Nous n’avons pas été capables de se rendre au dessert hahaha! La Capricieuse a pris au lieu d’un café, un chocolat chaud style mexicain (je pense) avec un mélange d’épice, un brin de piment et une shot de rhum!

Le vin:

On nous a suggéré un Cahors qui a fait la job comme un champion… sauf que nous étions tellement obnubilés par notre repas (c’était tellement bon!) qu’on en oubliait de boire du vin… mais on leur a laissé le restant de notre bouteille, je ne pense pas qu’ils étaient déçus!

Commentaire du chef quand il a ramassé mon assiette presque propre tellement  je lui ai fait la passe: « C’est rare que quelqu’un mange tout! » Un ogre aurait sûrement répondu: « C’est normal! »

J’y suis plutôt allé pour: « Quoi? C’est rien, j’ai fini l’assiette de la Capricieuse aussi! »

Entrain de me caler moi là?? Nah, j’adore ma réputation « d’estomac sur deux pattes ».

Anyway, on a vraiment aimé l’ambiance simple et « casual » de l’endroit. On avait même pas commencé à manger notre entrée qu’on se disait qu’il va être l’fun de devenir des habitués de la place.

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Petit fait intéressant si comme nous vous aimez ça manger tard: la cuisine ferme… à 2h du mat! Les gars sont sûrement des machines car très bientôt ils seront aussi ouverts pour le brunch du weekend et selon leurs dires, ça sera pas des brunchs légers!

Les comparses du Chien Fumant vous attendent donc avec impatience pour vous montrer se dont ils savent faire… et qui sait, vous nous croiserez peut-être au bar?

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Le Chien Fumant
4710 de Lanaudière
Montréal
H2J 3P7

514 524-2444

Souper Marmitons de Mtl – Novembre 2009

Pour ma troisième et dernière visite aux marmitons de Mtl… Et oui, fini pour moi les soupers marmitons…

…comme invité!!!…Woohoo! Je deviens un vrai marmiton au prochain souper de décembre!

Vous avez eu peur non? Pensez-vous vraiment que je quitterais ce paradis du cuisinier amateur? Oh que non!

Alors, après cette introduction aussi dramatique que la récente victoire des Alouettes à la Coupe Grey, passons à ce qui vous intéresse vraiment, la description du 3e souper des Marmitons de Montréal de l’automne 2009. Pour ceux qui ne connaissent pas le concept Marmitons, il s’agit d’un regroupement d’hommes qui partagent au moins une chose, l’amour de cuisiner.

Alors, on se rencontre 1 fois par mois dans une cuisine d’une école d’hôtellerie pour cuisiner ensemble avec un chef invité et ensuite, bien sur, on déguste le tout!

Pour débuter les explications de la soirée, voici les chefs invités (oui, oui, 2 chefs cette fois-ci!)

Chef Maksim Morin:

À l’âge de 24 ans il était déjà le chef du Liverpool House et de Joe Beef et maintenant il va très bientôt voler de ses propres ailes en tant que chef propriétaire du presque ouvert Le Chien Fumant.

Il a aussi collaboré à  la conception du livre Pachamama – cuisine des premières nations et participe également à l’émission du même nom.

Chef Lysanne O’Bomsawin:

Chef du Wanaska Wabanaki un petit service de traiteur de cuisine autochtone à Odanak. Les éléments de base de sa cuisine sont tirés des aliments sauvages d’autrefois.

On l’a également vu dans la série Pachamama.

Comme vous pouvez le constater, notre souper aura une forte influence autochtone et/ou du terroir québécois.

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Sans plus attendre, voici le menu de la soirée

– Premier service: Tartare de truite fumée aux récoltes d’automne et Bannique au four.

La truite a même été fumée sur place par les marmitons! C’était parfait comme entrée, je prendrais ce tartare en met principal anytime! La bannique est tout simplement un pain traditionnel sans levure, très bon, mais assez lourd alors il ne faut pas trop de tranches si on veut se rendre jusqu’à la fin!

– Deuxième service: Langue de veau braisée, oignon mariné, cresson et émulsion chaude à la moelle, pommes paille.

Première expérience ici! Je n’avais jamais mangé de langue de veau et ce fût une autre belle découverte. J’en remangerais volontier et la présentation du chef Maksim était très originale. Au lieu de mettre le tout dans des assiettes individuelles, le tout a été présenté sur une planche à couper! (vous verrez le résultat à la fin du billet)

– Troisième service: Doré rôti, tomates confites, ragoût de crevettes et calmar rouille.

C’était le service que notre équipe avait la tâche d’accomplir alors je peux vous en parler un peu plus.

Nous avons appris à enlever la partie centrale des filets de doré et comment couper les calmars, une partie qui se mange pas.

Vous savez quand vous cuisinez, comment il manque toujours un petit quelque chose pour rendre une sauce, un ragoût ou tout autre met, parfait? Il faut ajouter un peu de ceci, un peu de cela, goûter… recommencer le cycle jusqu’à l’atteinte de la perfection, c’est un définitivement un art.

Et bien j’ai adoré regarder Maksim improviser, avec succès, pour améliorer notre plats avec des ingrédients qui n’étaient pas sur la recette originale. Suivre une recette n’est pas ma force trop trop et adorant improviser en cuisine, j’ai été servi lors de cette soirée.

Parlant d’art, la présentation de notre plat, qui nous a pris 10 secondes à faire, était vraiment originale , ça montre la force de l’improvisation!

Bref, il y avait longtemps que je n’avais pas mangé de Doré et la cuisson était juste à point. Le ragoût de crevettes et calmars est définitivement à recommencer au plus vite pour le plus grand plaisir de ma Capricieuse! (NOT!)

– Quatrième service: Suprême d’oie à la canneberge et riz sauvage aux noisettes et cèpes.

Encore une première, je ne pense pas avoir déjà mangé de l’oie autre qu’en pâté ou en terrine et j’ai adoré! C’est donc à recommencer aussi. L’oie c’est bon mais my god le riz sauvage… essayez ça, des noisettes dans du riz, vous verrez ça vaut le détour!

– Pré-dessert: Terrine à l’érable, au fromage de chèvre.

Un mélange qui peut sembler surprenant mais qui est simple et délicat comme goût.

– Dessert: Bagatelle d’érable et canneberge.

Petit oublie ici, une équipe c’était fait demander de faire le dessert mais avait mal compris…  et ne l’ont pas fait!! À la dernière minute, notre vaillante équipe a décidé de s’en occuper (ouf!).

Il y avait quoi là-dedans? Un gâteau simple coupé avec les mains, une compote de pommes très sucrée, une confiture de canneberges et, la cerise sur le sundae, deux genres de meringue/crème/mousse à l’érable combinées ensemble… AYOYE!

Voici les produits finaux!

Tartare de truite fumée aux récoltes d’automne et Bannique au four.
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Langue de veau braisée, oignon mariné, cresson et émulsion chaude à la moelle, pommes paille.
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Doré rôti, tomates confites, ragoût de crevettes et calmar rouille.
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Suprême d’oie à la canneberge et riz sauvage aux noisettes et cèpes.
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Bagatelle d’érable et canneberge.
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Lors de ces soirées, il ne faut jamais oublier le vin qu’on nous sert et qui est choisit en accord avec le menu par notre marminton sommelier attitré Michel.

Encore une fois on doit lui lever notre chapeau de marmiton!

Pour plus encore sur mon expérience aux Marmitons:

Cliquez ici pour la soirée de septembre 09 avec le chef Alexandre Gosselin
Cliquez ici pour la soirée d’octobre 09 avec le chef Pierre Jean Ganne

LA pâte

La recette qu’on vous présente aujourd’hui est un dépanneur high class, une pâte savoureuse, rapide à préparer.

Parfaite pour la semaine mais également en entrée ou plat principal d’une soirée entres amis, nous vous offrons notre recette de pâtes que nous cuisinons régulièrement depuis quelques années.

Ce n’est pas une création, nous avons trouvé cette recette dans un livre de Donna Hay, mais depuis nous l’en avons fait « notre ».

Aucun mérite pour cette recette, mais trop bonne pour ne pas la partager avec vous.

Nous avons surnommé cette recette: «  LA pâte »

Au départ c’était un peu une pastiche de Josée Di Stasio, puis tranquillement pas vite, c’est devenu officiellement son nom. Vous avez peut-être remarqué, si vous suivez nos essais culinaires, que nous avons quelques ingrédients fétiches et parmi eux il y a en tête: La roquette, le parmesan, le citron et bien sur l’huile d’olive… ce qui a rendu la recette qui suit, plus que parfaite pour les Capricieux.

Voici les ingrédients (pour 2 personnes):

  • Zeste d’un citron
  • 1/4 de tasse de jus de citron
  • 1/4 de tasse de câpres
  • 2 piment fort frais, tranchés finements
  • 2 gousses d’ail hachées
  • 2/3 de tasse de parmesan râpé
  • 2 tasses de roquette
  • poivre moulu
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 3 tasses de pâtes cuites (on suggère des linguines)

Pour la préparation:
*Notez que la sauce se prépare à peu près dans le temps que prennent vos pâtes à cuire.

  • Faire bouillir l’eau avec du sel, mettre les pâtes dans l’eau bouillante.
  • Aussitôt les pâtes dans l’eau, faire chauffer l’huile d’olive dans un poêlon à feu doux.
  • Une fois l’huile chaude, faire transpirer l’ail avec les câpres pour environ 2 minutes.
  • Ajouter le piment fort et laisser cuire 1 minute.
  • Ajouter le zeste de citron et le jus de citron et laisser mijoter, toujours à feu doux, pour 2 minutes maximum.
  • Mettre la roquette dans un grand bol, verser les pâtes égouttées sur la roquette.
  • Verser ensuite la sauce sur le tout et bien mélanger.
  • Ajouter le parmesan sur les pâtes avec le poivre moulu
  • et voilà!

Vous obtiendrez un mélange de saveurs et de goût qui s’unissent d’une façon étonnante pour satisfaire vos papilles gustatives. Le piquant du piment fort avec le goût sur du citron, le salé des câpres et du parmesan, sans oublier bien sûr l’amertume de la roquette…

Cette pâte est notre confort food, notre dépanneur et même après l’avoir fait 100x nous en sommes toujours fous!

Bon appétit!

Foncée dans le noir

La semaine dernière nous avons été invités, avec d’autres blogeurs à découvrir la toute nouvelle bière de la famille Molson, la Rickard’s Dark.

Je ne suis pas un grand amateur ni un grand connaisseur de bière de prime à bord, alors je regardais l’invitation de la Capricieuse d’un oeil distrait. Oui, je devrais faire un effort pour découvrir la bière… mais il y a tellement de choses à explorer coté boissons que je ne trouve jamais le temps.

Comme la dégustation était accompagnée de bouffe et que je suis « un peu » gourmand, je me suis dit que se serait une bonne occasion pour les 2Capricieux de découvrir une nouvelle bière. Puis j’ai réalisé que le chef invité était Ian Perreault! Maintenant c’était impossible de passer à coté de l’occasion!

Voici quelques infos intéressantes que nous avons eues à propos de la nouvelle Rickard’s Dark:

  • La bière Rickard’s Red a vu le jour en 1983 à la Brasserie Molson de Vancouver.
  • Un produit au goût riche, chaud, malté, sucré et net qui présente de subtils accents de sirop d’érable pur fabriqué au Québec.
  • La Rickard’s Dark fait partie de la famille des porters, qui se distinguent des autres bières par l’utilisation du malt noir, contrairement aux stouts, qui sont plutôt fabriqués à partir d’orge rôtie (non maltée).

Après avoir dégusté une bière froide et socialisé avec les autres invités, il fût temps de passer à la portion culinaire de l’événement avec le chef Ian Perreault!

Mandaté par Molson, Ian Perreault nous a concocté 5 plats originaux et avait comme consignes  non seulement d’y incorporer la Rickard’s Dark, mais de veiller à ce que chaque mets respecte l’accord mets/bière.

Pour célébrer le caractère sombre de la Dark, le lancement avec les médias old school (i.e. les journalistes lol!) a été fait au restaurant O noir.

Pour garder un peu la même ambiance, ils ont décidé de nous mettre des bandeaux sur les yeux en plus de nous plonger dans une salle sombre. C’est assez spécial de ne rien voir et de manger en même temps! Le goût se décuple, les saveurs s’intensifient et notre cerveau fonctionne à 100 miles à l’heure en écoutant le chef décrire ce qu’il y a devant nous.

En allant à tâton devant moi pour trouver nos plats, j’avais peur de renverser mon verre de bière!

… en fait, ma plus grande crainte était de laisser quelque chose dans une de mes assiettes, mais je le dirai pas, je vais avoir l’air trop glouton!

On nous a tout à bord servi 3 assiettes froides:

Ceviche de pétoncles U-10 à la bière Rickard’s Dark, pomme rouge et feuilles de coriandre:
– Goût et  fraîcheur des pommes avec les pétoncles, la coriande et la vinaigrette à la bière… divin!

Gravlax mariné dans la bière:
– Délicieux mélange et que dire de la mayo en accompagnement!

Tartare de filet de bœuf AAA, émulsion au fromage blanc, bière Rickard’s Dark et chips de taro:
– Magique et définitivement à tenter à la maison! petite anecdote, la Capricieuse s’en ai fait offrir une deuxième assiette et a dit « non, merci » parce que ça la gênait *$&%?$&

Je veux pas écoeurer personne qui était là avec nous, mais comme la capricieuse ne mange pas de poisson et de fruits de mer… ben j’ai eu 2 portions des pétoncles et du gravlax :)

Pour les 2 plats chauds:

Lait de potiron, dumplings de côtes levées à la bière Rickard’s Dark, mélasse et lardons rôtis.
– La soupe était écoeurante, et les dumplings ont définitivement volé la vedette. Nous avons même convenu les refaire pour le prochain Superbowl!

Bâtonnet de Polenta farci au canard et au fromage de chèvre avec réduction à la bière et au foie gras :
– J’ai-tu vraiment besoin de vous dire à quel point c’était bon???

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En conclusion, une très belle soirée et pour tous les plats ce fût vraiment intéressant de goûter à l’accord mets-bière, une tendance de plus en plus en vogue et définitivement à surveiller.

Un repas du tonnerre de la part d’un chef incomparable, généreux et avec des talents indéniables d’animateur de soirée!

À découvrir si vous ne connaissez pas, Ian Perreault – Prêts-à-manger sur Bernard (à côté du théâtre Outremont)

> Toutes les photos ont été prises par le Rickard’s Dark Insider puisque nous étions plongé dans le noir!

Souper Marmitons de Mtl – Octobre 2009

Le 24 octobre dernier, je participais à mon second souper organisé par les Marmitons de Montréal.

Pour ceux qui n’ont pas suivi ma première expérience et qui veulent en savoir plus sur le concept (en gros, une gang de gars qui cuisinent avec une ou un chef invité) voir le lien suivant. Le chef invité était cette fois-ci Pierre Jean Ganne du service de traiteur Le Trèfle à Québec.

Il nous avait concocté tout un menu, j’en salivais juste à lire la première ligne…

Alors sans plus attendre voici ce fameux menu:

Les bouchées:

  • Thon rouge à la flambé de miso, mayonnaise soja
  • Tartare de saumon à la rémoulade de fenouil

Crustacé:

  • Marinière de pétoncle U10
  • Beurre de pamplemousse
  • Pétoncles princesses crus
  • Émulsion de thé

Le foie gras:

  • Brioche d’oignon blanc au cumin, Chèvre frais
  • Foie gras de canard poêlé; citron de poivre noir de Malabar

Pâturage:

  • Filet de boeuf rôti aux champignons sauvages
  • Collection légumière

Le pré-dessert:

  • Comète de panais et Tanzanie à la fleur de sel

Le dessert:

  • Crumble de fruits de saison
  • Glace à l’orchidée

Notre équipe de 5 s’est vu attribuer le pré-dessert et le dessert, nous nous sommes immédiatement mis sur la préparation du pré-dessert (sans vraiment savoir ce qu’on faisait à part qu’on devait peler les panais…).

Je tiens à préciser que les gens qui surveille leur taux de cholestérol vont avoir des frissons… les panais, on les a fait cuir dans la crème 35% au lieu de simplement dans l’eau! Je n’avais jamais vu ça! menoum! Ensuite, nous nous sommes attaqué au crumble, c’est à dire faire la pâte qui allait être le fond et le dessus de notre dessert.

Le chef était partout, on avait une question, il était là, on s’apprêtait à débuter une nouvelle étape de notre mission culinaire? Il était là, toujours au bon moment et pour chaque équipe… me suis demandé toute la soirée comment il faisait. Que de planification et d’années d’expérience derrière les fourneaux!

Il connaissait chaque étape de production par coeur et était prêt pour tout inconvénient… manque de crème? Ajoutez du lait. Et tout était tellement bien calculé: on avait 48 personnes à servir, on aurait même pas pu lécher le fond d’une casserole, aucune perte!

D’ailleurs un ami et moi avions cette devise à l’université mais ça voulait plus dire qu’on mangeait jusqu’à ce que le frigo soit vide… pas la même chose je pense!

L’expérience fut différente de la première, parce que ce n’était pas le même chef. On dirait que la troupe des marmitons s’acclimate vraiment rapidement à chaque chef et c’est qui a rendu mes deux premières expériences de marmiton intéressantes.

C’est également ce qui me pousse à vouloir y retourner le plus souvent possible!

Pour ce qui est de la dégustation du menu, les bouchées explosaient littéralement dans la bouche, je vais essayer de refaire le thon c’est assuré. La plus belle assiette était sans contredit celle des 2 pétoncles.

Le U10, veut dire 10 pétoncles à la livre (vous pouvez imaginer la grosseur) était simplement grillé au chalumeau, le beurre de pamplemousse était fabuleux et que dire du pétoncle princesse et de son émulsion au thé…

Cette fois-ci le foie gras ne me faisait pas peur, j’espérais seulement que ce soit aussi bon que la dernière fois. Je peux vous dire que je suis officiellement un amateur de foie gras maintenant. De petites choses simples peuvent tellement ajouter à un plat parfois. Déjà que ce plat était succulent, le jus de citron ajouté à la dernière minute ajoutait une touche surprenante.

Ce que je retiens le plus du service suivant, c’est les champignons, la viande était cuite parfaitement et comme je l’aime, saignante. Mais les champignons volaient la vedette. Les autres légumes étaient cuits al dente. Que demander de plus!

Nous voici rendu au pré-dessert, je me demandais sérieusement à quoi servait un pré-dessert… à part d’être le service juste avant le dessert!

Et bien le chef a très bien expliqué que c’est une question de transition entre le salé et le sucré… Alors notre purée de panais a cuit avec du sucre, et de la crème!! (je le sais, je me répète…mais cuire des légumes dans la crème…come on! le rêve!!!)

C’était servi avec une framboise et un mini moelleux au chocolat saupoudré de fleur de sel. Le résultat est magique, une parfaite transition après la viande. Le dessert ne fut que meilleur après ce pré-dessert.

En parlant du dessert, vous auriez du voir le caramel fait à base de sucre et sirop d’érable dans lequel nous avons ensuite fait cuire les fruits (pommes et fraises.) La crème glacée était constituée de crème bien sûr, mais aussi de la crème dans laquelle le panais avait cuit. Ajoutez à ça de la vanille… divin. Et le mélange crumble aux fruits et crème glacée est assez dur à battre.

Voici quelques images du produit fini!

> Les pétoncles
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> Le foie gras
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> Le dessert

En résumé, une journée de cuisine et d’apprentissage très intéressante et une soirée de dégustation inoubliable.

Vivement la prochaine soirée! Après je vais pouvoir devenir officiellement un marmiton!!